Le XV de France comptera sur un talent exceptionnel pour l’ouverture du Tournoi 2026. À seulement 20 ans, Kalvin Gourgues, jeune joueur du Stade Toulousain, a officiellement endossé le rôle de « supersub », un surnom révélant sa capacité rare à évoluer sur plusieurs postes clés lors des fins de matchs tendus.
Pour Fabien Galthié, cette polyvalence est une véritable arme stratégique, comme il l’a confié à Midi Olympique : « On a des joueurs polyvalents derrière, Kalvin Gourgues couvre tous les postes à partir du 10 ». Cette adaptabilité s’inscrit parfaitement dans le système en « 6-2 » où chaque remplaçant doit répondre instantanément aux besoins de la ligne arrière.
Le destin de ce jeune prodige, surnommé « le Martien » par les observateurs, a pourtant bien failli basculer. Victime d’un grave problème de circulation sanguine, il a dû traverser un long et difficile parcours médical pour sauver sa jambe gauche, menacée par un caillot de sang. Avec émotion, il revient sur cette épreuve : « Une opération par-ci et un traitement par-là. C’était assez chaotique. On m’a annoncé qu’à quelques jours près, j’aurais pu finir unijambiste. Si la première fois, le caillot avait vraiment bouché entièrement mon artère, c’était fini pour ma jambe gauche ».
Malgré cette épreuve, le natif d’Aucamville affiche une maturité et un sang-froid remarquables, essentiels dans le rugby de haut niveau. Il se souvient avec excitation de sa première titularisation surprise : « Quand Ugo Mola m’a appelé la veille, ce n’était pas vraiment de la pression que j’ai ressentie après cet appel mais plutôt de l’excitation à vouloir commencer ce match ».
Aujourd’hui, fort de ses 97 kilos et de ses capacités physiques impressionnantes, Kalvin Gourgues s’impose comme un élément clé du rugby français. Sa force pour franchir les lignes et son engagement défensif font de lui l’atout majeur en sortie de banc face aux Irlandais.







