La LNR augmente le plafond salarial à « 11,3 millions pour la saison 2029-2030 », une annonce qui, à première vue, paraît favorable. Pourtant, pour le club « rouge et noir », cette décision soulève de sérieuses inquiétudes.
En effet, Toulouse, principal fournisseur du XV de France, est directement impacté par la nouvelle « dégressivité des crédits internationaux », un mécanisme qui pourrait fortement limiter ses marges financières.
### Le mécanisme « anti Stade Toulousain »
Jusqu’à présent, chaque international « premium » rapportait un crédit fixe de 180 000 euros. Avec onze joueurs concernés, Toulouse bénéficiait d’une majoration record de son plafond à hauteur de « 1 980 000 euros ».
La donne change radicalement avec le nouveau barème, qui casse cette dynamique :
– Les crédits deviennent dégressifs : 210 000 € pour le premier international, puis 15 000 € de moins par joueur supplémentaire.
– Un plafond maximal est fixé à « 1,575 million d’euros pour 14 joueurs et plus ».
Cette mesure, qualifiée d’« anti Stade Toulousain », cible directement le club qui détient de loin la plus grande concentration d’internationaux protégés.
### Une perte chiffrée à un million d’euros
L’impact financier est considérable. La saison dernière, Toulouse affichait le plafond salarial le plus élevé du Top 14 avec « 13,5 millions d’euros ». Sous la nouvelle règle, sa marge de manœuvre devrait chuter de « chiffrée autour d’un million d’euros ».
### La bouée de sauvetage de la LNR
Pour éviter une restructuration brutale de l’effectif, la Ligue a mis en place un mécanisme de lissage. Dorénavant, d’une saison à l’autre, un club de Top 14 ne pourra pas subir une baisse de crédits internationaux supérieure à 300 000 euros.
Ce seuil, relevé à 300 000 € contre « 200 000 € dans le règlement actuel », offre un répit au club de la Ville Rose. Toulouse va devoir s’adapter à ces nouvelles contraintes, mais évitera une refonte complète de son effectif d’une année sur l’autre.







