Ancienne star du XV de France avec 67 sélections, Vincent Clerc s’est imposé comme une voix incontournable du rugby sur le service public. À quelques heures du coup d’envoi de France-Irlande sur France 2, il décrypte la ferveur qui entoure le Tournoi des Six Nations.
Pour lui, cette compétition dépasse le simple cadre sportif : « C’est un rendez-vous intergénérationnel. […] Tous ceux qui aiment le rugby ont un souvenir gravé du Tournoi. » Cette passion trouve également sa source dans l’atmosphère unique qui enveloppe chaque rencontre. Clerc évoque un cadre « presque poétique » où se mêlent la découverte de « stades mythiques » et un attachement profond à « son histoire, ses traditions ».
En charge des commentaires, l’ancien ailier n’est pas impressionné par les records d’audience – 10 millions de téléspectateurs en 2025 – et privilégie avant tout la qualité de sa prestation. Son ambition ? Répondre aux attentes des experts comme des novices.
Il confie ainsi au Figaro : « Le but n’est pas de vulgariser – les gens n’ont pas besoin de ça –, mais d’être assez clair dans mes explications. Mon rôle est d’essayer de donner accès à des choses que les téléspectateurs ne peuvent pas voir parce qu’ils connaissent moyennement le rugby, qu’ils n’y ont pas joué. Et simplifier un peu les choses, ça ne veut pas dire qu’il faut oublier des éléments techniques destinés aux passionnés très connaisseurs du rugby. »
Installé en bord de touche, Vincent Clerc cherche à offrir un « panorama plus grand », révélant des détails invisibles à l’écran pour enrichir la compréhension du match.
Fort de son expérience de joueur, il garde un profond respect pour le « maillot » qu’il a porté et mesure l’impact de ses critiques. S’il n’hésite pas à pointer des erreurs, il rejette toute méchanceté : « Je sais qu’un joueur peut commettre une erreur. Elles font partie de la vie du sportif de haut niveau. Mais je ne veux pas que ça soit gratuit car je sais que ça peut faire souffrir, surtout quand ça vient d’un ancien qui a porté le même maillot. »
Son objectif reste d’« faire comprendre aux téléspectateurs ce qui aurait pu être mieux fait », sans jamais perdre de vue les « conditions extrêmes » imposées par le haut niveau.







