À l’approche du début du Tournoi des Six Nations, le sélectionneur de l’Écosse, Greg Townsend, opère des choix forts en écartant plusieurs cadres habituels. Parmi eux, Blair Kinghorn ne figure pas sur la feuille de match pour affronter l’Italie.
L’arrière du Stade Toulousain doit composer avec la montée en puissance de Tom Jordan, qui profite de la forme moins éclatante de l’ancien joueur d’Édimbourg pour s’imposer à ce poste.
Après un début de saison délicat, Kinghorn semble marquer le pas physiquement, malgré un parcours brillant depuis son arrivée en France en 2024 et les nombreux titres remportés avec les Rouge et Noir. Plusieurs facteurs expliquent cette baisse de régime. Premièrement, sa participation à la tournée des Lions Britanniques en Australie l’été dernier l’a privé d’une véritable phase de repos. Ensuite, ce calendrier chargé l’a contraint à débuter sa saison en décalé par rapport au reste de l’effectif toulousain.
Même s’il totalise déjà 15 apparitions sous les couleurs d’Ugo Mola, ses performances lors des rendez-vous majeurs de la Champions Cup, notamment contre Glasgow ou les Saracens, ont laissé entrevoir une forme en deçà de son niveau habituel.
Cette mise à l’écart en sélection, si elle constitue un coup dur pour Kinghorn, pourrait néanmoins profiter au Stade Toulousain. Le club haut-garonnais, privé de nombreux internationaux tels que Thomas Ramos, Juan Cruz Mallía ou Romain Ntamack, pourrait accueillir favorablement le retour de son arrière pendant la période des doublons.
Rien n’est cependant figé : le statut de Blair Kinghorn au sein du XV du Chardon pourrait encore évoluer au fil de la compétition.







