Aujourd’hui à la tête du Stade Toulousain, Ugo Mola revient sur ses années complexes au Castres Olympique, dans une interview accordée à Tampon.
Entre 1997 et 2005, l’ancien ailier a incarné les couleurs du CO avant de débuter sa carrière d’entraîneur au sein du club. Cette période fut marquée par un véritable choc culturel entre son style de jeu formé à Toulouse, basé sur la créativité et le jeu à la main, et l’identité rugbystique de Castres, centrée sur le combat et la confrontation physique.
« Mais je suis à l’opposé… Ce qui est d’ailleurs inquiétant sur ma psychologie. Comment tu peux rester dix ans dans un endroit qui ne t’aimes pas et que tu n’aimes pas ? Mais Pierre-Yves Revol m’a tendu la main dans un moment compliqué. J’ai passé plus de dix-huit mois sans jouer, donc je me suis toujours senti reconnaissant et redevable et je suis resté à certains moments juste par fidélité », confie Mola.
Malgré des propositions alléchantes de clubs comme le Stade Français ou Toulouse, il a choisi de rester fidèle au président Pierre-Yves Revol. Ce soutien indéfectible, notamment lors d’épreuves personnelles majeures – une grave blessure et la perte tragique de sa sœur – a forgé cette loyauté.
Ce sentiment d’être « redevable » a été le moteur principal de son engagement prolongé dans un club dont il ne partageait pas l’identité de jeu mais où il a conservé un attachement profond.






