À l’approche du choc du Tournoi des Six Nations contre le Pays de Galles, Patrick Arlettaz, entraîneur de l’attaque des Bleus, a livré ses impressions dans les colonnes de Midi Olympique ce mardi. Sa mise en garde est claire : « Si on prend ce match par-dessus la jambe, c’est une faute professionnelle ».
Pour Arlettaz, l’équipe de France doit être pleinement concentrée, soulignant que « les matchs internationaux, ça nécessite tout le temps d’avoir toutes ses armes car on sait à quel point c’est difficile. […] Il faut des joueurs aptes et à 100 % ». Il insiste sur le fait que la venue à Cardiff ne doit pas servir d’excuse, se méfiant surtout de la jeunesse galloise « qui insuffle des séquences de jeu très longues et qui peut vraiment nous embêter ».
Malgré des résultats en dents de scie chez les Gallois, l’entraîneur rappelle combien « il faut peu à une équipe pour basculer du bon côté. Une action, un match référence… » et préfère que ses joueurs se concentrent sur leurs propres objectifs. Il espère que ses joueurs rééditeront la prestation convaincante affichée contre l’Irlande : « Face à l’Irlande, on est très contents du match qu’ils ont fait, ils sont très contents du match qu’ils ont fait. Et je crois que vous êtes très contents aussi du match qu’ils ont fait, non ? Tout le monde est très content, c’est impeccable. Il faut que ça dure. »
Interrogé sur la liberté laissée aux joueurs dans le jeu, Arlettaz tempère : « Ils ont pris des initiatives à l’intérieur d’un cadre de jeu qui n’a pas évolué, mais qui a été beaucoup mieux utilisé, notamment sur les premiers temps et notre capacité à étirer cette défense d’Irlande ». Il reconnaît cependant que la nouveauté réside dans la « charnière à trois », une tendance tactique désormais bien réelle. Il ajoute aussi, avec une certaine exigence : « Je ne suis pas pleinement satisfait de nos lancements de jeu contre l’Irlande… On les travaille davantage cette semaine pour le pays de Galles. S’ils sont toujours insatisfaisants, ça sera plus embêtant… »
Concernant la motivation des joueurs pour un tel rendez-vous, il se montre catégorique : « Je ne me suis pas posé la question, sincèrement. C’est grave si c’est le cas. Si on prend ce déplacement par-dessus la jambe, ça frôle la faute professionnelle. Je ne peux pas l’imaginer un seul instant. »
La question d’une paire de centres 100% Paloise en équipe de France a également été abordée. Arlettaz n’écarte pas l’idée, estimant que « ça nous fait gagner du temps quand ce sont des associations de centres qui jouent déjà ensemble en club » et envisage de lancer la paire de Pau après celle de Bordeaux.
Il salue aussi le rôle crucial de Thomas Ramos : « Thomas est très important, évidemment. Il a cette hauteur pour analyser les situations de jeu. Il est donc dans une aide collective tout le temps. Le danger, c’est d’oublier parfois de jouer. Mais lui n’oublie pas. » Sans oublier la valeur de ses autres joueurs clés comme Yoram Moefana, « qui parle beaucoup moins, ça ne veut pas dire qu’il ne nous est pas indispensable… »
Enfin, Arlettaz évoque un joueur à suivre, Fabien Brau-Boirie, potentiellement appelé à jouer contre les Gallois : « Ça fait un an et demi qu’il est très, très bon et on l’a pris avec nous dès la fin du Tournoi des 6 nations l’année dernière. […] Il a un talent un peu à la Jauzion, sobre et très efficace. Il sait faire jouer autour de lui, avoir des axes de course toujours très purs. C’est un joueur intéressant qu’on suit et qu’on trouve très performant. Il y a beaucoup de centres très bons en ce moment, qui attendent leur heure. »
À quelques jours de cette confrontation décisive à Cardiff, l’attaque française, sous la houlette d’Arlettaz, refuse toute complaisance pour viser la victoire face à une équipe galloise redoutable.







