Victime d’un violent choc lors du match contre les Fidji le 15 novembre dernier, Pierre-Louis Barassi a traversé une période difficile marquée par des symptômes neurologiques persistants. Écarté des terrains pendant deux mois et demi, le joueur du Stade Toulousain a vu son retour à la compétition longuement retardé.
Dans un entretien accordé à La Dépêche, Barassi décrit avec franchise son combat contre les conséquences de sa commotion : « J’avais des migraines, j’avais des difficultés à regarder, à me concentrer avec la luminosité. La luminosité me faisait mal. J’avais du mal dès que je réfléchissais. »
Son retour sur le terrain le 31 janvier face à Bayonne intervient à un moment crucial pour l’équipe de France. Avec les forfaits de Nicolas Depoortere et Kalvin Gougues, ainsi que l’incertitude entourant Yoram Moefana, le poste de centre des Bleus se retrouve fragilisé.
Malgré l’appel du maillot tricolore, l’ancien Lyonnais fait preuve de prudence. « Les Bleus, j’y pense. Mais le but, c’est de se remettre dans le rythme parce que pour l’instant, j’ai fait que 30 minutes. C’est quand même peu. Moi, je sais que j’ai besoin de rythme et de matchs pour me sentir vraiment bien. Donc, je prends les jours les uns après les autres, chaque entraînement, chaque match. Et je ne calcule pas trop la suite », confie-t-il.
Avant d’envisager une convocation pour la fin du Tournoi des Six Nations, Barassi devra confirmer son retour en forme ce dimanche 15 février lors du choc contre le Stade Français à Jean-Bouin. Une performance solide dans la capitale pourrait convaincre le sélectionneur Fabien Galthié de l’intégrer au groupe pour les dernières échéances internationales.







