Après un marathon de onze matchs consécutifs, l’ASM Clermont voit son calendrier se transformer radicalement. Jusqu’au 6 juin, les Jaunards devront composer avec un rythme saccadé, alternant périodes d’activité intense et coupures imposées.
### Un calendrier en dents de scie
L’élimination précoce de la Coupe d’Europe conjuguée aux doublons du Tournoi des Six Nations a créé un véritable « agenda gruyère ». Après le choc à Mayol contre Toulon ce samedi, Clermont ne pourra jamais enchaîner plus de deux matchs consécutifs.
Frédéric Charrier, entraîneur des arrières, tente d’en tirer parti : « Il faut qu’on profite de ces périodes sans match pour travailler notre jeu, être plus qualitatif sur nos entraînements pour pouvoir le retrouver ensuite en match. » Cependant, le souvenir de la saison dernière plane encore : à la même période, l’ASM avait sombré avec six défaites en sept rencontres.
### Le défi de l’intensité athlétique
Le véritable casse-tête pour le staff sera de maintenir le niveau d’exigence physique des joueurs en l’absence de compétition régulière.
Antoine Klein, préparateur physique, met en lumière la difficulté de cette situation : « Dans ces moments de coupure, le plus dur, c’est d’arriver à garder les intensités de match. Reproduire à l’entraînement les intensités de course, ce n’est pas ce qu’il y a de plus dur. Cela peut même se faire avec ou sans ballon, selon la philosophie prônée. En revanche, c’est beaucoup plus compliqué de reproduire les intensités de contact. »
Travailler le contact à l’entraînement présente un risque majeur : « Cela signifie d’être prêt à prendre le risque de blesser des joueurs, ce qui est dommage… »
### Une opportunité pour le retour des blessés
Si ce rythme haché met à rude épreuve la dynamique collective, il ouvre une fenêtre idéale aux cadres actuellement à l’infirmerie. Marcos Kremer, Léon Darricarrère ou Alivereti Raka pourraient ainsi faire leur retour pour la réception de Montpellier le 21 mars, après avoir finalement manqué peu de rencontres.
Le staff clermontois devra donc jongler entre régénération physique et vigilance accrue pour ne pas laisser filer le train des phases finales.







