
À l’Aviron Bayonnais, la tension est à son comble. Alors que le club basque s’apprête à affronter le Racing 92, une absence notable a fait débat : celle de Laurent Travers sur la photo officielle du club. Ce vide sur le cliché, qui rassemble pourtant 73 membres allant du président aux intendants, a déclenché une vive polémique et mis en lumière une fracture profonde au sein de l’institution.
**Une absence remarquée et commentée**
La disparition de Laurent Travers sur la photo officielle n’est pas un simple détail anodin. Elle a provoqué un véritable émoi sur les réseaux sociaux, suscitant une question centrale chez les supporters et observateurs : « que fait réellement l’ancien mentor du Racing depuis son arrivée ? ». Le journal Sud-Ouest a enquêté et révèle que cette absence traduit un conflit latent mais très réel.
**Le « veto » de Grégory Patat**
Le cœur de la discorde oppose frontalement Grégory Patat, manager de l’équipe, et Laurent Travers, directeur du rugby. Le camp Patat est catégorique : « Tout est fait pour mettre des bâtons dans les roues de Greg. C’est normal qu’il n’ait pas accepté sa venue : il est ici pour prendre sa place ! ». Conséquence directe, Travers est écarté du terrain professionnel avec des mesures concrètes :
– **Bureaux séparés** : Après un rappel à l’ordre suite à une brève apparition à l’entraînement, Travers a été contraint de déplacer ses bureaux à l’extrémité opposée de la plaine de Dauger.
– **Missions floues** : Officiellement en charge de la formation et du recrutement, ses détracteurs s’interrogent sur son réel apport : « Il passe son temps au téléphone mais on ne sait pas bien ce qu’il fait. Il n’a pas toujours été réactif sur des dossiers urgents. Il n’est pas méchant, hein, mais il ne faut pas lui tourner le dos. »
**Un rôle contesté mais défendu en interne**
Malgré la controverse, la direction du club maintient sa confiance en Laurent Travers. Un proche de Philippe Tayeb précise : « Il est arrivé pour construire un modèle autour du centre de formation, pour participer au développement du rugby en Hegoalde (Pays basque côté espagnol), pour effectuer le recrutement de l’équipe pro et pour négocier avec les agents puisque Patat ne voulait pas le faire. Son vrai rôle, c’est de permettre à l’Aviron Bayonnais de grandir. Et peut-être que s’il était intervenu davantage auprès de l’équipe pro, on ne serait pas 11e aujourd’hui… ».
Certains joueurs partagent ce constat : « C’est dommage de ne pas s’appuyer sur son expérience parce qu’il aurait pu nous amener des choses, notamment dans l’organisation. »
**Un avenir incertain**
À mesure que le silence de la direction et la défiance du staff sportif s’intensifient, l’ambiance est devenue irrespirable. Un observateur note cyniquement : « Je ne dirais pas qu’il veut qu’on perde, mais si ça pouvait ne pas trop gagner… ».
Dans ces conditions, la pérennité du duo Patat-Travers paraît compromise à l’aube de l’été prochain. Comme le résume un membre du club, lapidaire : « Le problème, c’est que les deux ne veulent pas travailler ensemble, c’est tout. ».







