Le Stade Rochelais traverse une crise profonde après une nouvelle défaite à domicile contre Montpellier (33-43), plongeant le club dans une spirale inquiétante. Sur le terrain comme en dehors, le capitaine Grégory Alldritt tire la sonnette d’alarme et adresse un hommage poignant aux supporters, qui, malgré la mauvaise passe, restent fidèles.
Alors que l’équipe semble vaciller, le numéro 8 international a salué l’attitude exemplaire du public de Marcel-Deflandre lors du tour d’honneur : « Je pense que j’aurais été supporter aujourd’hui, je me serais cassé à la 70e! Eux ne le font pas, ne lâchent pas, et nous, on ne lâchera pas. On est tout un club dans le trou mais on va se serrer les coudes et s’en sortir. »
Alldritt a insisté sur la dignité des fans, présents jusqu’aux dernières minutes malgré la série noire : « Tous ces supporters qui, malgré tout ce qui se passe, viennent au stade, restent jusqu’à 80e… Je les félicite, parce que c’est facile, quand on est champion, d’être là. Mais ils prouvent que c’est des grands supporters, des grands messieurs, à rester là jusqu’au bout, même dans les moments les plus difficiles. Encore une fois, ça prouve leur grandeur. »
Au-delà du sport, ce sont les répercussions psychologiques de ces cinq défaites consécutives qui pèsent lourdement sur le leader rochelais. En quittant le terrain, Alldritt confie son mal-être : « J’en ai marre, le soir après les matchs, de devoir me cacher chez moi. Il y a quand même ce sentiment de honte. On a un stade à « guichets fermés » des supporters qui sont formidables et on n’arrive pas à leur donner ce qu’ils veulent. Moi, c’est surtout ça qui m’embête. C’est dur à dire mais je pense qu’on est redevenu une équipe moyenne en Top 14, un outsider. Maintenant, il faut accepter ce rôle et se libérer de cette pression de top 6, de qualification… »
Malgré sa mise à l’écart temporaire du XV de France, le capitaine rochelais garde le cap sur son objectif principal : relancer son club. « À l’heure actuelle, ma priorité numéro une, c’est le club. Dans ma tête, je me dis que si ça va mieux en club, si on remonte la pente, tout en découlera tranquillement. Cette semaine a été la meilleure depuis deux ans. Maintenant, on ne règle pas tous les soucis en une semaine. On a quinze jours pour préparer Castres, on va aller y faire la guerre. »
Le Stade Rochelais doit désormais se relever rapidement pour sortir de cette zone de turbulences et retrouver son rang. Avec un capitaine aussi engagé et lucide, la bataille ne fait que commencer.







