Ce dimanche soir, le Stade Toulousain, leader incontesté du Top 14, se déplace à Paris pour défier le Stade Français à 21h05. Forts d’une avance confortable de huit points sur le premier barragiste, les hommes d’Ugo Mola bénéficient d’un matelas de sécurité qui leur permet d’aborder cette rencontre sans crainte du résultat.
**L’exigence du jeu avant les calculs comptables**
Malgré leur position de tête, le staff toulousain écarte toute idée de « match bonus ». Laurent Thuery, entraîneur de la défense, insiste sur la nécessité de rester concentré sur la qualité du jeu plutôt que sur les enjeux du classement :
« Bien sûr qu’on est premiers et qu’on le sera après le match. Mais il faut voir plus loin. On sait que c’est un championnat très serré, on n’est pas à l’abri d’une contre-performance à domicile qui nous enlèverait le tout petit joker qu’on a. Donc non, il n’y a pas à réfléchir et, dans tous les cas, on est plus portés sur le contenu qu’on devra afficher dimanche que sur le résultat. »
Même esprit combatif du côté des joueurs. Le jeune ailier Mathis Castro-Ferreira confirme :
« Ces situations-là, on est habitués à les vivre chaque saison. On prépare chaque match pour le gagner donc le classement, on n’y prête pas forcément attention. »
**Un duel tendu en mêlée face à une 1ère ligne décimée**
Le point d’orgue de cette confrontation sera sans doute la mêlée fermée. Face à l’impressionnante première ligne parisienne, Toulouse devra se présenter avec une formation expérimentale amputée de cinq internationaux. Pour le talonneur Thomas Lacombre, l’enjeu est clair : limiter les dégâts et répondre au défi physique imposé.
« On voyage avec de la pression parce qu’on veut perdre le moins de matchs possibles. Je pense que quand on joue au Stade Toulousain, le but, c’est de gagner tous les matchs, » prévient-il. Il analyse le duel à venir :
« On travaille toute la semaine, on fait de la vidéo pour voir leurs points forts. Bien sûr, il y a la mêlée mais il n’y a pas une équipe qui n’a jamais pris de pénalité sur sa propre mêlée. Donc je pense qu’on a notre va-tout aussi à jouer là-dessus. C’est peut-être la meilleure mêlée qu’on va affronter mais je ne pense pas qu’on ait non plus la pire mêlée du Top 14. Donc on est là pour essayer de rivaliser avec eux sur ce secteur-là. »
**Kinghorn, un renfort providentiel**
Au cœur de cette épreuve marquée par les absences liées aux doublons internationaux, Toulouse peut néanmoins compter sur un atout de poids. Blair Kinghorn, laissé au repos par l’Écosse, fait son retour à l’arrière dans un poste fragilisé par l’absence de Thomas Ramos. Ce renfort de choix devra stabiliser la défense et offrir une option offensive solide, dans l’espoir de s’imposer au stade Jean-Bouin et affirmer que, même remanié, le champion de France reste le patron du Top 14.







