L’hiver 2026 se révèle particulièrement difficile pour l’Aviron bayonnais. Après une nouvelle défaite à domicile face au Racing 92 (36-41), le club basque traverse une crise profonde qui pourrait entraîner le départ anticipé de son manager, Grégory Patat.
Malgré une prolongation de contrat signée à l’automne 2025, le liant au club jusqu’en juin 2028, le technicien gersois envisagerait de quitter Jean-Dauger bien plus tôt que prévu.
**Un divorce consommé avec la direction**
Le malaise s’installe depuis plusieurs mois et s’est intensifié autour de plusieurs tensions majeures. Une méfiance croissante est née entre Grégory Patat et la direction. Le manager s’est montré très réticent à l’arrivée de Laurent Travers, nommé directeur du rugby et placé au-dessus de lui dans la hiérarchie, un « mariage » qui n’a jamais vraiment fonctionné.
La position de Patat a également été fragilisée par son incapacité à choisir librement les membres de son futur staff. Épuisé par cette situation, il envisage désormais de « jeter l’éponge », comme l’a révélé Midi Olympique dans son édition du jour. Des négociations sont déjà en cours entre les conseils des deux parties pour définir les modalités de son départ, précise le bi-hebdomadaire.
**Un constat sportif alarmant**
Sur le terrain, les résultats sont dramatiques. L’Aviron bayonnais n’a remporté qu’un seul de ses dix derniers matchs toutes compétitions confondues. Le capitaine Arthur Iturria et Grégory Patat pointent du doigt un manque d’unité flagrant.
Arthur Iturria déclare : « Je trouve qu’on est moins en bloc, moins en équipe. […] Nous ne sommes pas tous sur la même page. »
De son côté, Grégory Patat résume la situation : « Nous ne sommes pas alignés, on n’arrive pas à jouer tous, en même temps, au niveau que l’on aimerait. »
Si un départ de Patat avant la fin de la saison actuelle n’est pas à exclure, son profil reste attractif. Son nom circule déjà avec insistance du côté de Brive, où il séduirait particulièrement les dirigeants du club corrézien.
Affaire à suivre…






