Avec deux victoires en autant de matchs, le XV de France s’impose comme le seul prétendant au Grand Chelem cette saison. Si les joueurs restent mesurés, les consultants de RMC, Vincent Moscato et Denis Charvet, affichent des positions bien tranchées quant à l’objectif à atteindre pour l’équipe de Fabien Galthié.
**Un titre sans Grand Chelem, est-ce un échec ?**
Denis Charvet tempère les attentes, estimant que remporter le Tournoi sans Grand Chelem ne constituerait pas un échec, notamment au regard du calendrier difficile qui attend les Bleus :
« Le Grand Chelem n’est pas obligatoire parce que tout dépend du contexte. Je pense qu’on battra les Italiens et les Anglais mais en Écosse ce sera un drôle de match. Si tu perds là-bas d’un point et que tu fais un gros match avec de l’engagement puis que tu gagnes le Tournoi, ce sera quand même… Ce n’est pas obligatoire de faire le Grand Chelem. Ce sera une réussite si on gagne juste le Tournoi. »
Toutefois, il souligne la qualité exceptionnelle de cette équipe :
« C’est obligatoire pour l’Histoire, pour eux parce que la génération est tellement forte et c’est peut-être la meilleure génération qu’on n’ait jamais eue. Et si je suis honnête, je pense qu’on ne peut perdre contre personne. Si on est au niveau, je pense qu’on bat les Écossais. Après tu n’es pas à l’abri d’un carton rouge, d’une catastrophe… Mais il n’y a pas de raison. »
**Vincent Moscato : « Les mecs doivent se croire invincibles »**
Plus exigeant, Vincent Moscato est catégorique : seule une performance parfaite satisfera cette génération talentueuse.
« Pour moi, le Grand Chelem est obligatoire. Quand tu as cette équipe, quand tu as cette génération, quand tu as le jeu que Fabien Galthié a amené…[…] Les mecs doivent être bien ensemble et doivent se croire invincibles. »
Malgré un début de tournoi idéal, l’ancien talonneur met en garde contre la difficulté des prochains rendez-vous :
« Après tu vois jouer l’Écosse, tu vois l’Angleterre et tu te dis que les deux derniers matchs ça va piquer. Quand tu vois jouer l’Italie en Irlande, tu te dis que l’affaire est compliquée. Là on a commencé par le caviar avec une Irlande un peu maussade et les Gallois c’était les mariés contre les célibataires, c’était un super match et je me suis régalé parce que techniquement, il y a eu des choses extraordinaires. »
**Le facteur terrain, un atout décisif**
Enfin, Moscato insiste sur l’importance de l’avantage du terrain, les Bleus recevant trois fois, ce qui serait un levier crucial pour décrocher cet exploit historique. Son attention se porte aussi sur le rôle que pourrait jouer l’Angleterre lors de la dernière journée :
« Il faut le Grand Chelem parce que tu reçois trois fois et que l’Angleterre ça serait un final incroyable alors qu’ils feront tout pour nous faire perdre et peut-être encore espérer gagner le Tournoi si on se vautre en Écosse ou qu’on a des soucis au niveau du goal-average contre l’Italie. Parce que j’espère qu’on ne perdra jamais contre l’Italie et que ce match est dans nos cordes. Mais pour l’équipe, ce serait une déception de ne pas faire le Grand Chelem. »
Le XV de France, fort de ses atouts et de ses talents, est donc attendu au tournant pour confirmer son statut de favori et viser le Grand Chelem tant convoité.







