
Le Tournoi des 6 Nations 2026 marque un véritable tournant pour l’équipe de France de rugby. Fabien Galthié, le sélectionneur, a pris une décision audacieuse en écartant plusieurs joueurs historiques au profit de jeunes talents émergents. Pour l’instant, cette stratégie semble porter ses fruits.
### Les anciens cadres laissés sur le bord de la route
L’absence de Grégory Alldritt, Gaël Fickou et Damian Penaud dans le groupe a surpris nombre d’observateurs. Si le staff expliquait initialement qu’ils n’étaient « pas écartés du XV de France » et qu’ils pourraient « revenir en cours de Tournoi », la réalité est plus tranchée. Malgré plusieurs blessures dans l’effectif, aucun de ces trois joueurs incontournables n’a été rappelé. Gaël Fickou, fort de ses 98 sélections, voit même des cadors plus jeunes lui passer devant dans la hiérarchie.
### La jeunesse paloise et montpelliéraine s’impose
Pendant que les anciens scrutent les matchs depuis leur canapé, les nouveaux venus font sensation sur le terrain. Théo Attissogbe s’impose à l’aile, tandis que Lenni Nouchi impressionne par son agressivité immédiate dès qu’il entre en jeu. Au centre, le jeune Fabien Brau-Boirie a parfaitement réussi ses débuts au pays de Galles. Conscient de cette opportunité unique, il confie :
« On se dit toujours que c’est toujours le bon moment. Surtout quand on voit le jeu que cette magnifique équipe peut proposer. Le but, c’est d’y rester. »
### Les certitudes commencent à vaciller
Les bouleversements ne touchent pas que les trois-quarts. Même Romain Ntamack, blessé mais bientôt de retour, pourrait voir sa place de titulaire à l’ouverture remise en cause. Matthieu Jalibert, éclatant ces dernières semaines, semble avoir pris une nouvelle dimension dans le système de Galthié.
À un an et demi de la Coupe du monde, le sélectionneur a visiblement réussi son pari : instaurer une concurrence féroce où plus personne ne détient sa place pour acquise. Pour les figures historiques du XV, le temps est compté pour remonter dans le train avant que la nouvelle génération ne s’y installe définitivement.







