Rien ne va plus à Bayonne. Enchaînant une sixième défaite consécutive, le club basque traverse une grave crise de résultats qui fragilise directement son manager, Grégory Patat. Si le maintien semble acquis, l’objectif de figurer parmi les premiers au classement s’éloigne dangereusement.
**Une cohésion de façade en Espagne**
Dimanche, au lendemain d’un nouveau revers à domicile face au Racing, l’ensemble du club s’est réuni dans une cidrerie à Saint-Sébastien pour tenter de resserrer les rangs. Autour d’un repas décontracté, l’ambiance affichait un certain optimisme, mais derrière les sourires, l’avenir de l’entraîneur gersois reste au centre des préoccupations.
**La direction en pleine réflexion**
Face à cette chute au classement, le conseil d’administration du club réfléchit à des mesures rapides. Selon *Sud-Ouest*, les dirigeants veulent agir sans tarder : « pour préparer et anticiper la saison prochaine ». Une solution évoquée serait de confier immédiatement les rênes de l’équipe à Laurent Travers, ce qui permettrait, d’après certains membres de la direction, de « gagner du temps sur la suite ».
Cependant, un proche tempère : « Ce n’est qu’une réflexion. À ce stade, rien n’est acté. »
**Un divorce coûteux et des incertitudes**
Le dossier est aussi délicat sur le plan financier. Grégory Patat a prolongé son contrat en octobre dernier jusqu’en 2028, un engagement récent qui complique désormais toute décision de départ anticipé. Une séparation prématurée impliquerait en effet des indemnités importantes pour Bayonne.
Par ailleurs, toujours selon *Sud-Ouest*, Laurent Travers ne serait pas enthousiaste à l’idée de reprendre une équipe en cours de saison et refuserait de prendre la tête du club en cas de limogeage de Patat.
Alors que les joueurs se préparent à se déplacer à Clermont, le club devra passer deux mois loin de son stade Jean-Dauger. Ce déménagement temporaire pourrait offrir à la direction un temps précieux pour décider du sort de son manager avant le retour à domicile prévu en avril.







