Le Stade Toulousain de nouveau éclaboussé par un scandale financier.
Selon L’Équipe, le club aurait admis dès 2023 avoir dissimulé un contrat d’image majeur liant Antoine Dupont à la société 3S-Alyzia, partenaire du club.
Plutôt que d’affronter le conseil de discipline de la Ligue Nationale de Rugby (LNR), le président Didier Lacroix aurait opté pour la médiation. En reconnaissant ne pas avoir déclaré ce contrat, signé en 2018 et pouvant rapporter jusqu’à 1,8 million d’euros au capitaine du XV de France d’ici 2027, le club a accepté de régler discrètement une amende de 200 000 euros.
Ces révélations jettent une lumière nouvelle sur les propos virulents d’Antoine Dupont, tenus en octobre dernier, dénonçant les contrôles du salary cap comme « trop intrusifs » :
« les règles du salary-cap (…) nous empêchent d’utiliser notre image individuelle à travers des contrats de pub classiques. (…) On ne peut pas utiliser notre image. Ça commence à faire beaucoup. (…) Même dans leur droit de regard, ils (la Ligue et par extension le contrôleur du salary-cap) essayent d’être de plus en plus invasifs en nous demandant de citer tous les partenaires qu’on a, même les partenaires qui ne sont pas partenaires avec le club. Ils veulent savoir à la limite tout le patrimoine qu’on peut avoir, donc on arrive un peu dans une chasse aux sorcières où ils veulent démasquer les tricheurs mais ça en devient ridicule ».
Cette nouvelle affaire porte un coup à la crédibilité du Stade Toulousain, déjà mis en cause dans plusieurs dossiers délicats. Après une sanction pour le transfert de Cheslin Kolbe fin 2023, puis une lourde condamnation début 2025 dans l’affaire Jaminet – 1,3 million d’euros d’amende et retrait de points au classement –, ce nouveau scandale confirme une récidive inquiétante.
L’Équipe est sans concession :
« On découvre donc qu’en matière de contournement du règlement salary-cap, le club le plus titré de France était encore plus récidiviste qu’on le croyait. Quand il a été condamné pour le transfert de Cheslin Kolbe, fin 2023 (amende de 50 000 euros avec sursis), puis dans l’affaire Jaminet-Pacific Heart, début 2025 (amende de 1,3 million d’euros et un retrait de 2 points au classement du Top 14), il avait déjà reconnu avoir fauté et payé. »
Reste une interrogation majeure : jusqu’où Antoine Dupont était-il informé de la dissimulation de son propre contrat face aux contrôleurs financiers du rugby français ?
L’Équipe s’interroge :
« Affaire après affaire, serait-on en présence d’une entreprise systémique au Stade Toulousain ? »







