Le management de Fabien Galthié opère un tournant audacieux pour le Tournoi des 6 Nations 2026. En choisissant de faire l’impasse sur plusieurs cadres historiques, le sélectionneur envoie un message clair : la performance immédiate prime sur le statut.
Si le staff assure que ces joueurs ne sont « pas écartés du XV de France » et qu’ils pourraient « revenir en cours de Tournoi », la réalité sur le terrain dessine un tout autre paysage.
**Des absents de marque dans une équipe qui gagne**
Alors que les Bleus dominent la compétition et séduisent par leur jeu, la situation de Grégory Alldritt, Gaël Fickou et Damian Penaud se fragilise. En trois semaines, malgré les aléas de l’infirmerie, aucun n’a repris le chemin de Marcoussis.
Le cas de Gaël Fickou est particulièrement symbolique : malgré une cascade de forfaits au centre, c’est Pierre-Louis Barassi qui a été rappelé ce lundi, laissant le joueur du Racing sur la touche.
**La jeunesse paloise et héraultaise s’invite en force**
À dix-huit mois du Mondial en Australie, la nouvelle génération tricolore s’impose avec autorité.
Fabien Brau-Boirie, impressionnant pour sa première sélection à Cardiff, incarne parfaitement l’état d’esprit de cette relève : « On se dit toujours que c’est toujours le bon moment. Surtout quand on voit le jeu que cette magnifique équipe peut proposer. Le but, c’est d’y rester. »
Il n’est pas seul à se distinguer. Son partenaire de club Théo Attissogbe s’affirme désormais comme une référence mondiale à l’aile, tandis qu’Emilien Gailleton, Oscar Jegou ou Lenni Nouchi apportent une énergie nouvelle et remarquée.
**Les statuts d’intouchables vacillent**
Même pour ceux dont l’absence est due à la santé, la donne a changé. Si Romain Ntamack devrait prochainement postuler de nouveau, les prestations de haut niveau de Matthieu Jalibert, doublement élu homme du match, redistribuent les cartes. Le statut de numéro 10 « intouchable » semble désormais appartenir au passé.
Alors que le Grand Chelem paraît promis à cette équipe métamorphosée, les cadres laissés de côté vont devoir lutter pour raccrocher un train qui ne les attend plus. Dans ce XV de France version 2026, comme le souligne la situation actuelle, ce sont les présents qui ont raison.







