La polémique entre le Stade Toulousain, champion de France en titre, et le quotidien sportif L’Équipe monte d’un cran. Ce jeudi, le club a officiellement annoncé le lancement d’une procédure pénale pour diffamation à l’encontre du journal.
Cette réaction fait suite à la publication de nouvelles informations affirmant que le Stade Toulousain aurait reconnu, lors d’une médiation, avoir dissimulé un contrat d’image liant Antoine Dupont à la société 3S-Alyzia en 2023. Une allégation que le club réfute avec fermeté.
Le Stade Toulousain insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un secret, mais d’une question d’interprétation juridique. Selon le club, le gestionnaire du Salary Cap « était parfaitement informé de l’existence et du montant du contrat concerné ». Pour la direction toulousaine, « le différend ne portait nullement sur une prétendue dissimulation, mais sur une question d’interprétation : la qualification juridique de la société 3S-Alyzia au regard du règlement de la LNR (partie associée ou non associée). Il n’y avait donc pas eu de dissimulation, ni évidemment de reconnaissance d’une telle dissimulation ».
Au-delà de cette polémique, le Stade Toulousain soulève un débat de fond sur le règlement du Salary Cap. Tout en affichant son respect pour le principe du plafond salarial, le club remet en cause certaines limites de son application. Il dénonce notamment « l’amalgame fait entre les revenus extrasportifs des joueurs et leur rémunération en tant que rugbymen ». Le club s’interroge : « Faut-il assimiler à un salaire versé par un club les sommes qu’un joueur perçoit directement d’une entreprise tierce au titre de contrats d’image ou de prestations réalisées en dehors de son activité sportive ? Le règlement actuel assimile automatiquement ces rémunérations versées par des partenaires à des salaires sportifs. C’est cette assimilation systématique qui est discutée ».
Déjà sanctionné par le passé pour les dossiers Kolbe et Jaminet, le Stade Toulousain entend cette fois recourir à la justice pour défendre son honneur. Dans ce cadre, il précise que « l’action judiciaire aujourd’hui engagée vise exclusivement à faire reconnaître la vérité des faits et à protéger le club et ses joueurs ».







