François Cros, troisième ligne du XV de France, a pris la parole dans les colonnes de L’Équipe à la veille de la confrontation contre l’Italie, ce dimanche, pour la 3e journée du Tournoi des Six-Nations.
L’international français confirme la montée en puissance de l’équipe italienne : « Bien sûr, c’est une équipe qui est en pleine confiance. On a tous suivi les deux premiers matches et les deux grosses prestations de l’Italie. Ils ne sont pas loin de gagner en Irlande (défaite 20-13), on a regardé ces matches-là avec attention, sachant que ça allait être nos futurs adversaires. On sait à quoi s’attendre, ça va être un gros combat ce week-end. »
François Cros alerte particulièrement sur la mêlée italienne, un secteur clé qui a mis en difficulté des opposants prestigieux : « On a tous vu les images de la mêlée irlandaise mise en difficulté. La mêlée écossaise aussi avait eu du mal le week-end précédent (victoire 18-15 des Italiens lors de la première journée). C’est un de leurs points forts sur les deux premiers matches. À nous de répondre présent. Et ensuite, sur leur système de jeu offensif, je pense qu’ils sont beaucoup plus à l’aise. Ils ont beaucoup de confiance et d’automatismes, et ils jouent de mieux en mieux. »
Le joueur français appelle à la plus grande vigilance : « Les deux premiers résultats parlent pour eux. Donc on est prêts, il ne faut pas les prendre de haut. Leurs deux premiers matches, forcément, ça nous a donné pas mal de matière. À nous de les respecter et de jouer à notre niveau. »
Enfin, François Cros revient sur le match nul contre l’Italie à Lille il y a deux ans, en insistant sur les progrès affichés par les Transalpins : « Il y a de l’eau qui est passée sous les ponts depuis ce match-là, mais je pense que c’est bien de se servir des matches passés, de voir comment on les a joués, comment on les a abordés, et ce qui a pu manquer parfois. Et comme on l’a déjà dit, je pense que là, il n’y a plus de surprise. Les Italiens, maintenant, ils arrivent avec une grosse confiance et une grosse conquête. À nous de répondre présent. »
« Tous nos adversaires, on les craint, on les respecte. Même si on se concentre beaucoup sur nous, sur notre façon de jouer pour essayer d’améliorer tous les secteurs qu’on peut maîtriser, forcément, l’adversaire est important. Et les Italiens, ça fait plusieurs années qu’ils montent en puissance, et on les craint. »







