Me Christophe Cariou-Martin, avocat de la famille Federico Aramburu, a exprimé ce vendredi une vive indignation face au traitement médiatique et politique autour des meurtres d’activistes.
Il dénonce un contraste saisissant entre la forte résonance actuelle entourant la mort du militant identitaire Quentin Deranque, tué à Lyon le 12 février dernier, et le silence qui avait suivi, en 2022, l’assassinat de l’ancien international argentin de rugby, abattu en plein Paris par deux militants d’ultradroite liés au GUD.
Pour Me Cariou-Martin, la récente mobilisation ravive une profonde blessure chez les proches de Federico Aramburu. Il déplore une « asymétrie de réaction de la part de la classe politique » qu’il condamne avec force : « Le déballage actuel est à vomir. Ce bruit assourdissant, en comparaison du silence politique d’il y a quatre ans, est une monstruosité violemment assénée aux amis et à la famille de Federico Aramburu, ainsi qu’à toutes les victimes, avant et après lui. »
Parallèlement, la procédure judiciaire se poursuit. Loïk Le Priol et Romain Bouvier, les deux principaux suspects dans le meurtre de l’ancien joueur de Biarritz et de Perpignan, seront prochainement jugés pour « assassinat » devant la cour d’assises de Paris. Cette audience représente une étape cruciale pour la famille qui réclame justice et vérité sur ce drame.







