Rien ne semble pouvoir arrêter la marche triomphale des hommes de Fabien Galthié. Après avoir méthodiquement écrasé leurs deux premiers adversaires, les Bleus arrivent ce dimanche à Villeneuve-d’Ascq avec une confiance inébranlable.
Sous le toit protecteur du stade Pierre-Mauroy, la réception de l’Italie s’annonce plus comme une simple formalité qu’un véritable test pour une équipe en quête d’un onzième Grand Chelem.
### Une concurrence balayée
Le début de ce Tournoi 2026 s’apparente à une démonstration de force. Les rivaux historiques ont succombé les uns après les autres. Les Irlandais, décrits avec des « feuilles pendantes et vieillissantes », ont été broyés d’entrée. Puis, les Gallois ont été « couchés comme des fantômes tristes » dans leur antre de Cardiff. Même le « Crunch » final contre l’Angleterre a perdu de sa superbe, tant les Roses sont apparues « fanées et sans épines » lors de leur récente débâcle face au Trèfle.
### L’Italie, un géant de papier ?
Malgré un discours officiel prudent, Fabien Galthié tente de maintenir la pression en saluant les progrès transalpins. Pour le sélectionneur français, « dans le rugby mondial, il y a deux nations qui sont en train d’émerger ». Il va jusqu’à placer la Squadra Azzurra sur un piédestal inattendu : « Et aujourd’hui, il y a clairement l’Italie, en train de prendre une position forte dans le rugby mondial. Pour moi, c’est une équipe qui peut gagner le Tournoi des Six Nations. C’est une équipe qui peut battre toutes les équipes du top 10 mondial. »
Cependant, le réalisme de Gonzalo Quesada, le coach italien, vient tempérer cet optimisme. Conscient du fossé entre les deux nations, il préfère rester lucide : « Le classement, on le laisse pour la France, l’Angleterre, l’Irlande, même l’Écosse », évacuant toute pression liée au résultat : « Nous ne sommes pas invités pour réfléchir à quelle place on finira le Tournoi. »
### La peur du break précoce
Portée par un pack toulousain et un Antoine Dupont retrouvé, l’équipe de France dispose de tous les atouts pour éviter le piège du nul survenu il y a deux ans. Le principal défi sera mental face à une équipe italienne qui redoute avant tout la foudre tricolore.
Comme l’analyse Quesada, « le danger, c’est qu’ils se sentent trop vite en confiance ». Et si la machine bleue s’emballe dès l’entame : « Si, au bout de dix minutes, un quart d’heure, ils réussissent à faire le break et à marquer, comme d’habitude, ce sera compliqué de les arrêter. »







