Kalvin Gourgues, jeune centre du Stade Toulousain, doit encore patienter avant de retrouver les terrains. Victime d’une blessure à la cheville lors de l’ouverture du Tournoi des Six Nations, le joueur de 20 ans ne pourra pas disputer la rencontre contre l’Italie ce week-end à Villeneuve-d’Ascq, où ses partenaires peaufinent les derniers réglages.
Pourtant, loin de se laisser abattre, Gourgues a trouvé une source d’évasion inattendue : les Jeux Olympiques d’hiver 2026. Revenu dans le groupe des 42 joueurs pour la préparation, il a profité de son temps de convalescence pour suivre avec passion les exploits des athlètes à Milan-Cortina.
« Durant ma semaine de convalescence, j’en ai pas mal regardé », confie-t-il à La Dépêche. Pour lui, cet événement à l’envergure mondiale mérite tout le respect. « Les Jeux, c’est tous les 4 ans. C’est un peu comme une Coupe du monde, finalement. C’est intéressant de voir comment ils se préparent pour cet événement-là. Personnellement, je regarde plutôt les Français, peu importe la discipline. J’aime bien découvrir les sports », ajoute-t-il.
Son engouement est particulièrement marqué pour le ski de bosses. Bien que novice sur le plan technique — « Même si je ne comprends pas grand-chose aux règles, aux notations, aux points etc, j’essaie de découvrir et on apprend pas mal de choses » —, il s’est montré très attentif à la performance de la championne ariégeoise Perrine Laffont, médaille de bronze à Milan. « Le ski de bosses m’a beaucoup impressionné. Je repense à Perrine Laffont qui termine 3e et qui profite de la chute de sa dernière adversaire sur le dernier passage. Je l’ai un peu plus vécu parce que ma copine en faisait. Ça prend davantage “aux tripes”. C’est super pour elle qu’elle ait pu avoir cette médaille », confie le jeune international.
Au-delà du ski de bosses, Kalvin Gourgues admire également l’engagement des biathlètes français, souvent moins médiatisés que le rugby, mais qui consacrent quatre ans de préparation pour cet instant. « Ils gèrent. Ils sont très très bons. Il faut qu’on soit fier de ça parce que, même si ce n’est pas un sport très démocratisé, voire les sports les plus médiatisés, ils se préparent pendant 4 ans pour ces moments-là et il faut leur donner notre soutien. Moi, je me régale en tout cas ! » conclut-il, avant de se concentrer sur sa rééducation, dans l’attente de réendosser le maillot bleu.







