Le sélectionneur du XV de France, Fabien Galthié, est revenu ce dimanche sur la victoire bonifiée des Bleus face à l’Italie, lors d’une interview accordée à France Télévisions. Il a souligné les difficultés éprouvées par son équipe tout au long de cette rencontre âpre et fermée.
« On a assisté à un match difficile, très fermé avec un adversaire qui nous a mis en difficulté sur nos possessions et notamment sur le jeu au sol. Ils ont été bons sous les duels aériens. Donc ça a été dur. On arrive à gagner le bras de fer. On est rentré dans un bras de fer et l’équipe a réussi à avoir un supplément d’énergie pour renverser les Italiens et prendre le bonus offensif en fin de match. »
Fabien Galthié a également évoqué certaines erreurs de placement, pointant notamment les ajustements de dernière minute : « On a fait des erreurs sur certains placements. Le fait de bouger Matthieu Jalibert au dernier moment et de faire monter Thomas Ramos en 10… On se rend compte que ce n’est plus la même chose. C’est bien pour l’expérience pour Gaël Dréan, c’est bien pour tout le monde. Je suis content pour Brau-Boirie qui fête sa deuxième cap, je suis content pour Barassi qui est de retour aussi. Et surtout le travail de la seconde ligne. On a décidé de les laisser toute la partie car ils avaient peu de temps de jeu depuis le début de la compétition. C’est long le Tournoi des Six-Nations. »
Le sélectionneur n’a pas manqué de saluer la prestation remarquable d’Emmanuel Meafou. « Emmanuel Meafou a fait une très grosse performance. Je lui avais dit qu’il allait certainement faire tout le match avec Thibaud Flament. C’était à lui de décider et clairement il l’a décidé. Il a fait une très grosse partie. »
Alors que la compétition s’approche de sa fin, Fabien Galthié se tourne déjà vers la suite de la campagne : « Maintenant il faut finir la compétition, mais nous sommes performants dans le secteur de la défense. Nous faisons de bons choix. Les Italiens ont eu plus de pénalités que sur les matches précédents, ils ont eu plus de possession, en défense on a été propre mais c’est offensivement que l’on s’est fait gratter des ballons, au sol. »
Il conclut en soulignant la nature imprévisible et exigeante du Tournoi des Six-Nations : « Il y a la victoire et nous avons le plaisir de vivre cette prestation ici. Aucun match ne se ressemble dans ce Tournoi. Une équipe que l’on croit moribonde est capable de renaître de ses cendres la semaine d’après. C’est très particulier le Tournoi. À chaque match, il y a un scénario différent et c’est à nous de s’adapter. On est rentré dans un bras de fer et on s’est crispé, mais on a réussi à tenir le bras de fer même en étant en attente de plus. On a réussi à basculer le match finalement. »







