Le Castres Olympique a subi une cuisante défaite ce samedi soir lors de la 18e journée du Top 14, s’inclinant à domicile face à La Rochelle sur le score de 26 à 31.
Un revers d’autant plus amer qu’il intervient lors des célébrations des 120 ans du club, un contexte souligné avec regret par le manager Castrais Xavier Sadourny dans les colonnes de Midi Olympique. « Oui, nous sommes très déçus. Il y avait le contexte des 120 ans du club, match à 21 heures télévisé, match à domicile… Après c’est surtout pour le classement. Nous recevions un club qui était classé derrière nous. Donc, c’était important de gagner. Forcément, la déception est grande. Il reste 8 matchs, je ne vais pas dire maintenant que c’est mort. Au contraire. On va voir un petit peu ce qu’on a dans le ventre maintenant. Il nous reste 4 réceptions, 4 déplacements, un 8e de finale. »
Le manager insiste néanmoins sur la nécessité de rebondir rapidement. « Donc cette saison est loin d’être finie. Forcément, là on a pris un « gros pet », mais c’est toujours pareil. Maintenant, il faut rebondir, et c’est important de rebondir. C’est toujours pareil, qu’est-ce qu’on va faire de cette défaite ? Va-t-on en tirer des choses positives ? Pas forcément sur le contenu du match car il n’y a pas beaucoup de choses positives sur le contenu du match, mais sur ce qu’il va se passer après ? »
Xavier Sadourny analyse les failles qui ont conduit à cet échec : « J’ai l’impression qu’on a fait 20 très bonnes minutes. Après, on a été indiscipliné. Je crois qu’on prend trois jaunes. Trois jaunes, c’est difficile de gagner avec trois jaunes, même à la maison. Eux, ils ont toujours été réalistes sur l’opportunité qu’ils ont en première mi-temps, ils marquent. Derrière, on sent que ça nous met un coup sur la tête. La Rochelle a su capitaliser sur ça. Nous, on n’a pas réussi à se dépêtrer de ce faux rythme qu’ils ont mis. Il y a des choses similaires au match à Bath. »
Il évoque également une domination tactique adverse, avec un jeu haché difficile à contrer : « Je trouve qu’on a été dans ce faux rythme. Une touche, mêlée, deux heures pour faire une mêlée, deux heures pour faire une touche. Là-dessus, forcément, j’ai dû rater quelque chose. On n’a pas évolué par rapport à ce match quand on tombe sur des équipes qui hachent le jeu. On n’a pas su s’en dépêtrer. Il faut qu’on évolue par rapport à ça, notamment quand on tombe sur ce genre d’équipe qui imposent leur rythme. »
Malgré l’atmosphère festive et la présence d’un stade bien rempli, le manager ne considère pas ce contexte comme un facteur pouvant expliquer la mauvaise prestation : « Je pense que tous les joueurs étaient les premiers ravis que le stade soit plein, qu’il y ait plein de festivités autour de ce match. Je crois que, de par ce qui s’était passé dernièrement, l’équipe avait engendré des choses positives. La victoire au Munster, la victoire à Bayonne, certaines productions offensives contre Bordeaux. C’est aussi pour ça que les gens étaient là. Aujourd’hui, on est passé un travers. Mais je ne pense pas que ce soit dû à ce contexte. »
Concernant le secteur des ballons portés, souvent point fort de Castres, il avoue la supériorité de l’adversaire : « Ça fait partie des caractéristiques de cette équipe. Ils ont été performants. On sait que c’est une de leurs armes. Culturellement, ils ont cette identité-là, ce point fort-là. Stratégiquement, Les Rochelais se sont bien adaptés. Ils nous ont vu jouer à Bordeaux. Ils n’avaient surtout pas envie qu’on joue ce rugby-là, libéré. Il faut qu’on sache nous aussi changer notre fusil d’épaule. Ça fait partie des caractéristiques d’une équipe. Aujourd’hui, ce qui me fait mal, c’est qu’on n’est pas arrivés à mettre du rythme. On est tombés dans ce faux rythme. Et à la sortie, je trouve que ça a été bénéfique pour eux et pas pour nous. »
Place désormais à la trêve pour les joueurs de Castres, avant une fin de saison cruciale. « Maintenant, ce qui va être important, c’est que les joueurs vont partir en vacances. On va se retrouver dans une semaine pour préparer la fin de la saison. On va partir en stage. On va essayer de gérer ça. Ça ne peut pas être pire, partir en vacances sur une défaite. Mais ça fait partie des saisons. En tout cas, c’est la nôtre aujourd’hui. Il va falloir qu’on rebondisse. »







