Steve Borthwick face à une crise majeure avant le « Crunch » du Tournoi des Six Nations
À 46 ans, Steve Borthwick, sélectionneur de l’Angleterre, voit ses rêves de titre s’éloigner dangereusement. Alors qu’il espérait un « Crunch » face à la France digne d’une finale au Stade de France, le coach britannique arrive à ce dernier rendez-vous du Six Nations 2026 dans une position de fragilité extrême.
Une chute brutale et inattendue
Avant le tournoi, le XV de la Rose affichait une série impressionnante de 11 victoires consécutives. Mais cette dynamique a éclaté en vol, avec une série de défaites marquantes :
– Contre l’Écosse : 20-31
– Contre l’Irlande : 21-42
– Contre l’Italie : 18-23, une défaite historique à Rome face à une équipe italienne battue par l’Angleterre lors des 33 confrontations précédentes.
Face à cette dérive inquiétante, Borthwick peine à trouver la bonne stratégie. Après avoir tenté neuf changements sans succès contre l’Italie, il a opté pour un immobilisme quasi total lors de la réception des Bleus, ne faisant entrer qu’Ollie Chessum en troisième ligne, un poste qu’il n’avait plus occupé depuis mars 2024.
Le « baiser de la mort » fédéral ?
Dans le sport de haut niveau, le soutien officiel des dirigeants est souvent un signe avant-coureur de fin de règne. Bill Sweeney, directeur général de la RFU, est récemment venu apporter son soutien à Borthwick, dans des propos rapportés par L’Équipe :
« Ces trois derniers résultats ont été très décevants, et nous le ressentons autant que tout le monde. Steve et son staff travaillent sans relâche pour améliorer des choses et nous restons pleinement engagés pour les soutenir, ainsi que les joueurs, au moment d’affronter la France. »
Le dirigeant a insisté sur la nécessité d’être « transparent sur ce qui n’a pas fonctionné » et de « s’assurer que chacun comprenne clairement comment faire face à ces difficultés ensemble ». Il a conclu en affirmant que la Fédération fera en sorte de « comprendre et de corriger les raisons pour lesquelles nous n’avons pas été à la hauteur des attentes ».
Cette posture rappelle étrangement l’année 2022, lorsque Eddie Jones bénéficiait d’un soutien similaire avant d’être finalement remercié, au profit… de Steve Borthwick.
Un été 2026 sous haute tension
Si Borthwick reste en poste après le Tournoi, son été s’annonce particulièrement exigeant. L’Angleterre devra enchaîner trois test-matches de haut niveau : contre l’Afrique du Sud, le 4 juillet ; contre les Fidji à Liverpool, le 11 juillet ; puis contre l’Argentine, le 18 juillet. Un calendrier chargé qui laisse peu de marge d’erreur et d’expérimentation pour un sélectionneur lié jusqu’en 2027.
Steve Borthwick, autrefois porteur d’espoirs, traverse aujourd’hui une tempête qui pourrait bouleverser l’avenir du rugby anglais.







