Rien ne va plus pour le Castres Olympique. Après une lourde défaite concédée sur la pelouse du Racing 92 (52-21) ce samedi 21 mars, les Tarnais chutent à la 11e place du Top 14.
Entre manque de cohésion et crise de résultats, le club s’interroge désormais sur sa capacité à redresser la barre avant qu’il ne soit trop tard.
Le Top 14 ne fait pas de cadeau. Comme le soulignait le demi de mêlée Jérémy Fernandez quelques jours avant la rencontre, on peut se retrouver « en haut comme en bas du classement en un claquement de doigts ».
Pour le CO, l’ascenseur ne cesse de descendre : en trois journées, les « bleu et blanc » ont glissé de la 7e à la 11e place, voyant le Top 6 s’éloigner à 10 points.
### Un constat d’impuissance collective
À l’exception d’une entame correcte, les Castrais ont sombré dans les Hauts-de-Seine, dominés dans tous les secteurs de jeu.
Le capitaine Mathieu Babillot exprimait sa frustration à l’issue du match via *La Dépêche* :
« Quand c’est comme ça, tu fermes ta bouche, tu baisses la tête et tu retournes bosser. On est battu sur tout et on n’a pas réussi à mettre notre jeu en place. »
Plus inquiétant encore, le leader tarnais pointe une perte d’identité et de cohérence :
« Sur des turnovers, on se jette deux ou trois ballons, on perd un peu le système. Et lorsque ça ne va pas, tu rajoutes, tu rajoutes, tu rajoutes, jusqu’à en arriver là. »
Ce « là » correspond à une 11e place bien en deçà des standards habituels du club.
### Retrouver l’ADN du CO pour éviter le vide
Avec trois défaites consécutives et seulement une apparition dans le Top 6 depuis la 7e journée, la situation est préoccupante. Le manager Xavier Sadourny refuse de parler de qualification, préférant se concentrer sur l’essentiel : retrouver l’âme du club.
« On va pour l’instant panser nos plaies. Il nous reste sept matchs de championnat, et une drôle de rencontre le week-end prochain contre Montauban. Aujourd’hui, on a pris un pet au casque. Donc avant de parler de qualification, il faut qu’on retrouve un petit peu notre rugby, notre cohésion, notre dimension combative, tout ce qui fait l’essence de ce sport », a-t-il admis avec lucidité.
Le calendrier s’annonce ardu, avec la réception du Stade Toulousain et des déplacements à Lyon et Perpignan. Si le fameux slogan « impossible n’est pas Castrais » garde un sens, c’est aujourd’hui qu’il doit être incarné.
Sinon, le chemin jusqu’à la fin de saison risque d’être long et douloureux pour les supporters olympiens.







