Montpellier signe un spectaculaire redressement en Top 14, grimpant de neuf places en seulement dix journées. Après sa victoire à Clermont (17-20) samedi 21 mars, le club héraultais s’installe à la deuxième place du classement, juste derrière le leader toulousain qu’il affrontera le week-end prochain.
Un revirement surprenant pour ceux qui se souviennent du début de saison calamiteux des Cistes. Avec neuf succès lors des onze dernières journées, Montpellier s’affirme désormais comme un prétendant sérieux aux phases finales.
Pour Julien Laïrle, coach de la défense auvergnate, le changement est évident : « Montpellier fait preuve de beaucoup de résilience défensive dans son camp. Et quand ils (les Montpelliérains) sont arrivés chez nous en fin de match, c’est ballon porté, avantage, essai… C’est la marque des grosses équipes sur cette fin de championnat. »
Si le jeu montpelliérain n’a pas été le plus flamboyant au stade Michelin, c’est avant tout l’état d’esprit qui a fait la différence. Joan Caudullo, le manager du MHR, préfère valoriser l’abnégation de ses joueurs : « J’ai une équipe qui ne baisse pas les bras, qui ne lâche rien, c’est notre credo depuis quasiment deux ans maintenant. On a une pénaltouche à défendre à 5 mètres de la ligne, on est encore à moins 2, on peut lâcher mais on ne le fait pas. C’est ce que j’ai envie de retenir. »
Cette solidité mentale se reflète dans les chiffres : avec 18 points ramenés de ses déplacements, Montpellier est la deuxième meilleure équipe à l’extérieur en France, juste derrière Toulouse.
Malgré cette place de dauphin et des statistiques impressionnantes (deuxième meilleure défense et quatrième attaque), le staff montpelliérain garde les pieds sur terre. Avec sept matchs encore à jouer, rien n’est encore acquis pour les phases finales.
Joan Caudullo tempère l’enthousiasme : « Il y a douze équipes qui veulent la même chose que nous. On fait partie, pour le moment, du bon wagon, mais il ne faut pas lâcher. J’essaie d’être bon en maths et tant qu’on ne sera pas comptablement dans les six… C’est important pour moi et pour le club. Je n’ai pas envie d’être 7e. On va tout faire pour être dans les six et après, on parlera d’autres places. »
Un discours mesuré qui préfigure un choc décisif samedi prochain à Toulouse, véritable test des ambitions montpelliéraines pour le titre.







