Le Stade Rochelais traverse une saison 2025-2026 extrêmement compliquée, principalement en raison d’une cascade de blessures qui plombe ses performances sportives.
Ronan O’Gara, le manager des Maritimes, voit son équipe constamment privée de ses joueurs clés. Jamais le technicien irlandais n’a pu aligner un XV complet depuis le début de l’exercice. Le dernier week-end a encore vu plusieurs forfaits : Levani Botia et Davit Niniashvili seront absents pendant au moins un mois, tandis que Will Skelton, récemment opéré d’un tendon d’Achille, sera éloigné des terrains plusieurs mois. À cela s’ajoutent toujours les indisponibilités de Paul Boudehent, Jonathan Danty et Nathan Bollengier.
Interrogé par **Midi Olympique**, O’Gara s’est dit “sidéré” par cette situation :
« Avec un sentiment d’urgence. On comprend qu’on cherche une performance. On a en moyenne 20 à 28 joueurs blessés chaque semaine, donc c’est super facile de comprendre pourquoi on régresse. Pour progresser, on a besoin d’avoir de la concurrence, il n’y en a pas, et c’est la plus grande maladie dans une équipe professionnelle. Le staff ne peut pas faire de choix. On compose avec les joueurs qui ne sont pas blessés. »
Face à cette hécatombe, le manager annonce la fin d’une époque :
« C’est une opportunité pour moi de vous dire que l’équipe-type, telle que vous l’avez connue ici dans le passé, c’est fini ! On ne sait pas qui va jouer le prochain match. Ce serait une grande connerie de penser qu’il y a une équipe-type, que ce soit pour les supporters, pour le staff, pour les autres… Le plus fort va jouer. »
Le défi à venir est de taille : affronter Newcastle en Challenge Cup. O’Gara reste prudent, malgré quelques signes encourageants lors de l’entraînement :
« Donc, l’objectif ce week-end, c’est de chercher une performance. Au dernier entraînement, aujourd’hui, il y a des choses qui peuvent donner confiance aux joueurs pour attaquer ce match samedi soir. Mais je fais attention à ce que je dis, parce qu’après Castres et Pau (deux victoires consécutives, NDLR), certains pensaient que c’était lancé, mais c’est trop facile de dire ça. Être lancé, c’est être performant sur 80 minutes. Contre Bayonne, on n’était pas performant. Certains joueurs pénalisent beaucoup d’autres qui sont super performants. »
Interrogé sur les causes de ce fléau de blessures, le manager assume pleinement ses responsabilités :
« On peut en discuter des heures. À la fin de la saison, ce sera avec plaisir, parce que c’est un sujet… Ce n’est pas juste de la malchance, c’est certain. Je dois prendre mes responsabilités. C’est moi le responsable du programme. C’est impossible de dire avec précision que c’est lié au synthétique, à un changement d’herbe ou à de la malchance, mais il y a quelque chose qui ne marche pas. J’ai ma petite idée mais ça reste entre moi et le staff pour l’instant. La vérité, pour le moment, c’est qu’on ne sait pas exactement pourquoi. »
Il exprime néanmoins sa volonté d’amélioration :
« Mais je pense que c’est important aussi d’accepter qu’on doit faire des choses meilleures et avec plus de précision. Ce n’est pas une menace, c’est juste un bon apprentissage. Si tu n’es pas ouvert pour apprendre chaque jour, tu dois faire un autre métier. Oui, le « niveau » de blessures est vraiment catastrophique et aujourd’hui encore – Nathan Boulanger devait jouer, il est en forme mais il a senti quelque chose dans son ischio… –, c’est comme ça, mais c’est super positif d’avoir un groupe qui lève la main pour jouer. Je dois féliciter les joueurs. Mais pour un manager, c’est impossible de créer de la concurrence quand il y a autant de monde à l’infirmerie… »
Dans ce contexte, le Stade Rochelais doit composer avec un effectif au bord de l’épuisement, en espérant retrouver rapidement un meilleur équilibre pour retrouver le chemin de la victoire et de la stabilité.







