Thibaud Flament, deuxième ligne du Stade Toulousain, s’est livré à RMC Sport à l’approche du quart de finale de Champions Cup face à l’Union Bordeaux-Bègles, dimanche. Le souvenir de la défaite contre l’UBB en demi-finale la saison dernière reste vif dans son esprit.
« La défaite. Elle a vraiment un goût amer. On était complètement passés à côté. Ils ont très bien joué. Ils nous ont bien pris. C’était très frustrant. C’est plus ça qui me reste en tête », confie-t-il.
Flament insiste sur le fait que le groupe n’a rien oublié de cet échec : « C’est un peu la posture qu’on avait l’année dernière et ça n’a pas fonctionné. Ce n’est pas forcément une recette qui marche, mais on n’a pas oublié comment ça s’est passé l’année dernière. On va bien sûr s’appuyer dessus pour bien préparer la semaine et bien se motiver. Je pense qu’eux, ils vont faire la même chose avec certainement le match de la finale. J’ai un peu envie de dire qu’il y a balle au centre et on voit ce qui se passe. »
Interrogé sur les joueurs les plus dangereux de l’UBB, il salue d’abord Louis Bielle-Biarrey, qu’il décrit comme « plus qu’exceptionnel, presque indescriptible ». Il ajoute : « « Max » Lucu fait tout le temps des super matchs, Jalibert, Penaud, tous les trois-quarts. La rentrée de Tameifuna aussi, qui a mis du gaz. Mais ils ont une belle profondeur d’effectifs aussi. Arthur Retière, dès qu’il rentre, il apporte quelque chose à l’équipe. C’est une équipe qui démarre très bien les matchs, qui sait les gérer et qui sait bien les finir aussi. Donc, ils sont très complets. Ils ont des super joueurs derrière, des super joueurs devant. Ils jouent bien collectivement. C’est vraiment une très belle équipe. »
Conscient des difficultés rencontrées cette saison en Coupe d’Europe, Flament concède : « On est passé par des moments un peu « foireux », sur la Coupe d’Europe notamment. On a eu quand même deux défaites qui nous ont marquées. Qui nous ont aussi permis de se remettre en question et de se remettre au travail fort. Et puis après, c’est vrai que la période de doublons s’est bien passée. Le retour en club se passe bien. Je pense qu’on a encore du travail pour être parfaitement bien huilés, mais ça commence à avoir une bonne tournure. »
Il perçoit une dynamique encourageante au sein de son équipe : « Je trouve qu’on est dans une bonne dynamique. Après, on a aussi la chance d’avoir un peu l’habitude de jouer ce genre de match dans ce genre de période depuis quelques temps. Autant pour le staff que pour les joueurs, peut-être qu’on a une idée de comment se préparer et comment mettre les ingrédients pour être le mieux possible le jour du match. Après, le jour du match, il n’y a pas de recette miracle. Mais en tout cas, je trouve qu’on est dans une bonne position. Je pense qu’on peut mieux faire. C’est un match qui va beaucoup compter pour la suite de la saison, peu importe l’issue. C’est peut-être notre plus gros match de la saison depuis le début. »
Le joueur met également l’accent sur l’énergie particulière qui règne en semaine de match à élimination directe : « Il y a une énergie dès le début de la semaine. On sent que ce n’est pas la même semaine que la semaine dernière ou que la semaine d’avant. C’est très différent. Ça monte un peu plus de semaine en semaine. Et après, je pense qu’on connaît aussi nos corps, nos têtes. On sait dans quel espace on doit être pour être bien pour le match. »
« Je pense que, collectivement, on sait comment on doit se préparer sur les entraînements. Tous ces petits trucs font que la semaine va être bien et qu’on va arriver dans une bonne dynamique. C’est plein de petits réglages qui viennent s’empiler au fur et à mesure », ajoute-t-il.
À propos des autres équipes qualifiées pour les quarts, Flament livre son analyse : « C’est sûr que nous, on a perdu contre Glasgow. Forcément, on les a dans un coin de la tête. Mais c’est vrai qu’ils font une très belle saison. Après, il y a le Leinster qui est toujours là. Northampton qui s’est défait un peu de Castres, qui leur a posé pas mal de soucis quand même. Et puis, bien sûr, Bath, qui envoie du jeu, qui a des super joueurs aussi. Finn Russel, Alfie Barbeary… ils sont quand même assez énormes. Il y a plein de bonnes équipes qui montent en puissance. Et évidemment, Bordeaux aussi. »
Enfin, il regrette la brutalité de certains écarts au score dans la compétition : « Je suis d’accord. Un peu à contre-cœur. Parce que je préfère quand les scores sont moins larges, en tout cas du côté des adversaires. Je pense que peut-être qu’on est globalement très concentrés sur l’attaque et que la défense est un peu délaissée. C’est quelque chose, à mon avis, que toutes les équipes essayent de préparer un peu plus, vu que c’est un peu la même chose partout. Bordeaux a fait une très belle prestation sur ça aussi. Ils ont pris très peu de points dimanche. Je pense qu’il y aura un gros match là-dessus sur la défense. »







