Le Stade Toulousain se prépare à un choc européen ce dimanche à Chaban-Delmas, en quart de finale de la Champions Cup face à l’Union Bordeaux-Bègles (UBB). Après une démonstration convaincante en huitièmes contre Bristol, le troisième ligne toulousain Anthony Jelonch se confie dans les colonnes de Midi Olympique sur cet affrontement crucial.
« On avait tous hâte d’être à ce moment-là, de jouer ce huitième. Puis, je crois que toutes les conditions étaient réunies pour qu’on fasse un bon match. Il y avait du soleil, le Stadium était plein, et il y avait une superbe ambiance. On a su faire le job », souligne-t-il, évoquant une « après-midi parfaite » qui a lancé parfaitement la fin de saison des Rouge et Noir.
Face à Bordeaux, champion d’Europe en titre, Jelonch anticipe un rendez-vous d’une intensité exceptionnelle. « C’est un grand rendez-vous. En tant que compétiteurs, ce qu’on aime le plus, c’est de disputer ce genre de grands matchs-là. Bordeaux, on sait que c’est le champion en titre, donc la meilleure équipe d’Europe la saison dernière. »
Le groupe toulousain a d’ailleurs monté en puissance ces derniers jours : « Dès que les phases finales arrivent, tout le monde est plus concentré, et les entraînements sont d’une plus grande qualité encore que le reste de la saison. Chacun a envie d’avoir une place dans les vingt-trois de la feuille de match. Cela met une très belle émulation dans le groupe. »
Sur le plan personnel, Jelonch est en pleine forme et motivé : « Je le vois surtout comme un énorme plaisir. Le moral est souvent bon chez moi. Là, il fait beau la semaine et je sais que je vais jouer des matchs de phases finales. Que demander de plus ? Moi, j’ai envie d’être sur le terrain et je veux simplement donner tout ce que j’ai. »
Le contexte est cependant différent de la finale de Top 14 remportée contre Bordeaux la saison passée. « Après la demie de Champions Cup l’an dernier, on s’était retrouvé ensuite en finale de Top 14, et on avait su gagner à notre tour. Mais là, c’est encore différent. Ce sera un tout autre match. On a joué chez eux il y a moins de trois semaines. Le lundi, malgré la défaite, tous les mecs étaient contents d’avoir participé à cette rencontre. »
Pour Jelonch, la clé de cette rencontre sera l’intensité : « Il faudra beaucoup courir, et ne surtout pas compter ses efforts de la première à la dernière minute. La seule certitude, c’est que l’UBB sera au top devant son public. Il n’y a qu’à voir tous ses matchs en Champions Cup cette saison, surtout quand les conditions sont réunies. On va affronter une équipe très dangereuse, avec un gros paquet d’avants, et des trois-quarts qui vont très vite. On les connaît tous. »
La défaite de la demi-finale de la saison dernière face à Bordeaux reste dans les mémoires, alimentant la détermination toulousaine : « Il nous avait laissé à tous un goût amer. Même si Bordeaux avait fait un grand match, on n’avait pas été au rendez-vous. Pas au niveau auquel on voulait être. Ce qu’on avait su rectifier en finale de championnat deux mois plus tard. Mais, si on veut déstabiliser cette équipe dimanche, il va falloir qu’on ait vraiment envie d’en découdre devant. »
Enfin, Jelonch souligne l’importance du travail dans les rucks, un secteur qui avait fait défaut lors de la demi-finale perdue : « Il faudra aussi être très efficace sur les rucks. Cela avait été un point noir en demi-finale de Champions Cup l’an dernier. Encore, lors du dernier match à Bordeaux, on s’est fait piquer beaucoup de ballons en deuxième mi-temps sur le jeu au sol, alors que cela s’était bien passé en première période. C’est ce qui avait permis aux Bordelais de revenir dans le match, et de construire cette grosse victoire (44-20). »
Le Stade Toulousain, fort de ses apprentissages et d’un groupe déterminé, s’apprête donc à livrer bataille pour franchir un cap supplémentaire dans cette saison européenne.







