Fabien Galthié, sélectionneur du XV de France, est engagé avec la Fédération Française de Rugby (FFR) jusqu’en juin 2028. Si sa succession ne semble pas imminente, la FFR commence déjà à envisager l’après-Galthié.
Le président de la FFR, Florian Grill, se dit « ravi du travail » accompli par le sélectionneur, notamment après le doublé dans le Tournoi des Six Nations, un exploit inédit depuis vingt ans. Cependant, Grill préfère temporiser avant de prendre des décisions : « Fabien Galthié et une partie de son staff sont en contrat jusqu’en juin 2028. Et on est ravis de son travail avec ce doublé (dans le Tournoi des Six Nations), qui n’était pas arrivé depuis vingt ans (2006-2007). »
La Fédération a choisi d’attendre le bilan complet de la Coupe du monde 2027 en Australie avant de fixer l’avenir du staff. Jean-Marc Lhermet, vice-président de la FFR, insiste sur cette prudence : « Les bilans se feront après. On attend que cette échéance se passe pour décider. Le staff est sous contrat jusqu’à la fin de la saison 2027-2028. C’est plutôt cohérent parce que ça laisse le temps de faire les bonnes analyses et de dresser les bons bilans. L’objectif de cette organisation est vraiment de laisser passer la Coupe du monde. » Il ajoute que « toutes les solutions restent possibles » en fonction du résultat de ce bilan.
Reste une inconnue majeure : l’envie de Fabien Galthié lui-même de prolonger l’aventure pour un éventuel troisième mandat, un cap jamais franchi dans l’histoire du rugby français. Le sélectionneur est resté silencieux sur ce sujet. En cas de prolongation, la fixation d’objectifs clairs lors de la Coupe du monde sera essentielle. Mais en cas de victoire, pourrait-il préférer quitter le poste sur une apothéose mondiale ?
En marge de ces interrogations, le nom d’Ugo Mola, entraîneur du Stade Toulousain, revient fréquemment pour lui succéder. Sous contrat jusqu’en 2031, Mola affiche pour l’instant sa satisfaction au club : « Il n’y a pas de sujet. Le sélectionneur est sous contrat au moins jusqu’à la Coupe du monde en Australie. Je suis très heureux au Stade Toulousain. Mon quotidien et nos projets pour demain m’épanouissent. »
D’autres entraîneurs comme Sébastien Piqueronies ou Yannick Bru sont également cités, tandis que l’idée d’un sélectionneur étranger, bien qu’ayant suscité l’opposition de 59 % des clubs français lors d’un vote en 2019, pourrait refaire surface.
En résumé, la Fédération joue la prudence et prendra le temps nécessaire avant de renouveler ou de transformer l’encadrement du XV de France, avec la Coupe du monde 2027 en ligne de mire.







