Le manager du Stade Toulousain, Ugo Mola, s’est exprimé sans détour jeudi, à la veille du quart de finale de Champions Cup face à l’Union Bordeaux-Bègles (UBB).
Interrogé sur la rivalité très médiatisée entre les deux ouvreurs vedettes, Romain Ntamack et Matthieu Jalibert, Mola reconnaît que le sujet suscite de nombreux débats, à juste titre. Selon lui, cette concurrence est une excellente nouvelle pour le XV de France.
« Il y a plein de choses à en dire. Rien qu’en s’en tenant aux performances pures, il y a déjà de la matière et des choses à faire valoir. Ce sont deux garçons aux profils totalement différents et avec des qualités qui sont redoutables pour le très haut niveau, chez l’un et chez l’autre. On a tellement galéré à ce poste pendant des années. L’an dernier, c’est Romain qui gagne le Tournoi. Cette année, c’est Mathieu Jalibert. »
Ugo Mola n’a pas hésité à envoyer un message clair au sélectionneur national Fabien Galthié, qui refuse pour l’instant d’associer les deux ouvreurs en équipe de France. Le manager toulousain estime pourtant que cette double association serait possible et bénéfique.
« Je fais partie des gens qui pensent qu’ils peuvent être associés. C’est un débat qu’on ne va pas relancer maintenant mais je pense qu’ils pourraient jouer ensemble tellement ils sont talentueux. Cette rivalité fait partie du jeu. Comme celle de Maxime Lucu et Antoine Dupont, celle de Maxime Lamothe avec Peato Mauvaka. »
Enfin, Ugo Mola a condamné avec fermeté les critiques malveillantes que certains internautes adressent aux deux joueurs sur les réseaux sociaux.
« Là où ça devient dérangeant, ce sont les réactions pas toujours très malignes que l’on peut entendre. Si on veut avoir une particularité dans notre sport, c’est ce bout de respect qu’il faut garder. Alors, soyez pour, mais arrêtez d’être contre. »
Il a appelé au calme et au respect :
« Soyez pour Mathieu si vous êtes bordelais, soyez pour Romain si vous êtes toulousain, mais dans tous les cas, être contre ces gamins qui sont incroyables, ça n’a aucun intérêt. Chérissons la chance de les avoir. »







