Lors du quart de finale entre l’UBB et Toulouse, dimanche 12 avril, qui s’est soldé par une victoire bordelaise (30-15), une autre confrontation a fait rage en parallèle, sur les réseaux sociaux. Matthieu Lartot et Dimitri Yachvili, le duo de commentateurs de France Télévisions, se sont retrouvés au cœur d’une polémique intense.
« On paye des impôts pour ça ? » : c’est le cri d’alarme exprimé par de nombreux internautes mécontents, qui accusent les deux voix officielles du rugby français de biais et de favoritisme. La rivalité passionnée entre Bordelais et Toulousains s’est visiblement étendue jusqu’aux cabines de presse.
D’un côté, les supporters neutres ou girondins ont dénoncé une partialité en faveur des Rouge et Noir. Sur Twitter, plusieurs commentaires évoquent un parti pris évident :
« Par contre c’est impressionnant les commentaires pro toulousains de France 2 »,
« Les commentaires tv du match sont favorables aux rouges de Toulouse ! On a l’habitude avec ses 2 là »,
« Les 2 c*ns qui commentent ils b*ndent pour Toulouse c’est une honte on les paye avec nos impôts ces 2 id*ots ».
Mais surprise, du côté des fans Toulousains, la grogne est tout aussi forte, accusant le duo d’être pro-UBB. Le point d’achoppement porte notamment sur un en-avant controversé lors de l’essai d’Arthur Retière qui a scellé la victoire bordelaise :
« Et les commentateurs maison qui voit aucune faute. Des pitres »,
« Faudra pas trop attendre d’interviews avec le Stade Toulousain. Restez à Bordeaux »,
« Ça va les commentateurs, on est bien là chez vos copains Bordelais »,
« Les commentateurs sont tellement pro UBB ».
Cette double accusation laisse penser que le traitement médiatique, bien que critiqué, pourrait en réalité avoir été relativement équilibré, au point de frustrer également les deux camps adverses.
Une certitude demeure : avec l’élimination de Toulouse, les supporters stadistes ne seront plus confrontés aux commentaires de Lartot et Yachvili lors des prochaines échéances européennes. En revanche, pour l’UBB, qui se prépare à la demi-finale, les oreilles resteront grandes ouvertes, prêtes à scruter chaque mot, chaque inflexion, dans une ambiance qui promet déjà d’être aussi passionnée que la précédente.







