Grâce à sa large victoire bonifiée contre l’Union Bordeaux-Bègles, le Stade Rochelais se relance pleinement dans la course au top 6 pour cette dernière ligne droite de la saison.
Les hommes de Ronan O’Gara n’ont désormais plus qu’un objectif en tête : réintégrer ce top 6 synonyme de qualification pour les phases finales du Top 14.
Interrogé par Sud-Ouest, le troisième ligne Oscar Jegou souligne l’importance de chaque rencontre à venir : « On le sait, on n’avait pas trop le choix, et on n’a plus le choix jusqu’à la fin de la saison. C’était important de gagner aujourd’hui, maintenant on sait que ce n’est qu’une petite partie du chemin, et qu’il reste cinq matchs. On est très content mais il va falloir retourner au travail dès lundi pour espérer gagner à Perpignan, puis les quatre autres. »
Pour lui, cette victoire doit servir de socle, même si la saison a été marquée par des hauts et des bas : « On va s’appuyer sur ce match, parce qu’on a vu de très belles choses, des choses qu’on s’était dites dans la semaine. Mais cette saison, on a fait beaucoup de bons matchs suivis d’autres catastrophiques. C’est là que l’on pèche. Lundi, il va falloir mettre la même intensité que la semaine dernière, voire plus, si on veut espérer gagner à Perpignan, ce qu’on a rarement fait ces dernières années. »
Reconnaissant que ce réveil arrive un peu tard, Jegou reste toutefois optimiste : « C’est un peu tard dans la saison, c’est sûr, mais ça nous permet d’y croire et ça, c’est le plus important pour ne pas lâcher – même si on n’allait pas lâcher. Ça va être très compliqué mais lundi, on va arriver avec le sourire et un objectif en tête. »
Si le staff, emmené par Ronan O’Gara, vise avant tout le top 8, garant d’une qualification en Champions Cup la saison prochaine, les joueurs, eux, ont des ambitions plus élevées. Oscar Jegou précise : « Le staff veut assurer, et il faut se fixer des objectifs atteignables. Mais nous, les joueurs, nous voulons vivre quelque chose. Nous ne voulons pas partir en vacances très tôt. Beaucoup de joueurs cadres partent, aussi, donc c’est hyper important. Et même si, encore une fois, on a réagi un peu tard, aujourd’hui, on a tous eu ce sentiment de le faire pour le copain. On va se battre jusqu’à la fin et essayer d’aller vivre quelque chose. Parce que si on passe, on peut faire quelque chose de grand après la difficulté de cette saison. »
Sur le repositionnement inattendu de Pierre Bourgarit au poste de troisième ligne, l’intéressé en rigole : « On en a parlé après le match ! Mais « Bourga », de toute façon, même quand il est talonneur, il a un jeu de 3e ligne. Il faut que je m’en méfie mais pour l’instant, je lui ai dit « tu n’as pas les cales de touche ». On verra, il m’a dit qu’il ferait les annonces la semaine prochaine, peut-être (rires). »
Revenu de suspension, Oscar Jegou a ressenti la pression avant ce match de reprise : « Il y avait un petit peu de pression, parce que ça faisait quand même un mois que je n’étais pas revenu sur les terrains. À Belfast (en Challenge Cup, NDLR), j’avais joué douze minutes, c’était un peu compliqué avec l’issue du match. Mais à Deflandre, avec un temps parfait pour jouer au rugby, c’était hyper agréable. J’ai un peu tiré la langue mais c’est normal et ça permet de me remettre dans le bain. C’est reparti… »
Enfin, il salue la performance impressionnante de son coéquipier Semi Radradra : « Semi, c’est un monstre. J’adore ! Il fait une performance incroyable. Mine de rien, il n’est pas très épais mais il met une intensité folle. Quand il le décide, personne ne peut l’arrêter ; il faut le motiver, le mettre dedans mais c’est pour ça qu’il a été recruté : il peut faire des choses extraordinaires. Quand je suis passé au centre avec lui, je n’ai pas été inquiété une seule fois. Je pense qu’il va devenir un très grand joueur en Top 14 s’il continue. »







