C’est une étape judiciaire majeure qui s’est déroulée ce vendredi 24 avril au tribunal judiciaire d’Agen.
Près de deux ans après la tragique disparition de Medhi Narjissi en Afrique du Sud, la Fédération française de rugby (FFR) a été officiellement mise en examen pour homicide involontaire.
Une audition marathon pour Florian Grill
Le président de la Fédération, Florian Grill, s’est présenté en personne à 14 heures, accompagné de son avocat, Maître Mathias Chichportich, ainsi que du directeur général de la FFR, Christophe Pierrel.
Après plus de quatre heures d’interrogatoire dans le bureau de la juge d’instruction, la décision est tombée. Comme le rapporte La Dépêche, la personne morale de la Fédération est désormais poursuivie dans ce dossier qui a profondément ébranlé le monde du rugby.
Ce drame remonte au 7 août 2024. Lors d’un stage de l’équipe de France des moins de 18 ans au Cap de Bonne-Espérance, Medhi Narjissi, jeune joueur du Stade Toulousain, a été emporté par les vagues lors d’une séance de récupération sur une plage réputée pour sa dangerosité. Son corps n’a jamais été retrouvé.
Des responsabilités déjà mises en cause
Cette mise en examen de la FFR fait suite à celles de deux membres du staff, qui ont déjà subi des sanctions administratives :
– Stéphane Cambos, ancien manager, suspendu pour deux ans, dont un an ferme.
– Robin Ladauge, préparateur physique, révoqué de la fonction publique en août 2025.
L’enquête menée par l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche avait révélé une « préparation défaillante du séjour » ainsi que des « missions insuffisamment formalisées ».
Si la direction actuelle de la FFR reconnaît des « lacunes logistiques », elle maintient que ces défaillances sont à imputées à l’héritage de la gouvernance précédente.







