Le week-end dernier, l’Union Bordeaux-Bègles (UBB) a subi une lourde défaite à domicile face à Montpellier lors de la 22e journée du Top 14 (21-23). Un revers qui compromet sérieusement les ambitions des Girondins de se maintenir dans le top 6.
À quelques jours de la demi-finale de Champions Cup contre Bath, programmée ce dimanche, le demi de mêlée Maxime Lucu a livré un état des lieux sans concession au média Sud-Ouest. « Oui on a été piqués et si ça n’avait pas été le cas, ça m’aurait inquiété. Parce qu’on est des joueurs de haut niveau, on veut gagner tous les matchs mais il arrive aussi d’en perdre, de passer à côté de certains, à l’image de samedi où on est passés à côté notamment dans l’engagement et dans l’agressivité. On a vu ce qui n’allait pas mais je pense que quand on est arrivés mardi matin à l’entraînement, on savait tous ce qui n’avait pas été. C’était facile à analyser. »
Pour lui, l’UBB a dû rapidement se retourner vers cette échéance européenne cruciale : « Il a fallu rebasculer vite sur cette demie de Champions Cup. Quand on s’inscrit dans une compétition, que ce soit en championnat ou en Coupe d’Europe, on a envie de la gagner, peu importe le chemin. Aujourd’hui, on s’est donné les moyens d’être en demi-finale à la maison devant nos supporters et d’aller chercher une deuxième finale consécutive. Ce qui se passe en Top 14, c’est complètement différent. »
En évoquant le prochain adversaire anglais, Lucu a insisté sur la nécessité d’apprendre des erreurs face à Montpellier. « On sait que le temps sera humide. On sait que le jeu sera peut-être différent, on sait l’essence de ce sport et du rugby qui est l’engagement, l’état d’esprit et notamment la conquête et le paquet de devant dans un premier temps. On a été défiés la semaine dernière, stratégiquement, on a été un petit peu mis en difficulté. Il faut apprendre de ces matchs. »
Il admet aussi que la défaite a été un coup dur pour le moral, mais qu’elle peut servir de leçon. « Quand on est arrivés lundi, il a fallu faire cette mise au point. Je pense que personne n’a pris de plaisir samedi dernier, mais il faut savoir comment on peut transformer ces matchs-là en plaisir quand on est rugbyman. Moi le premier, jouer 25 minutes de temps de jeu effectif, ce n’est pas pour ça que je joue au rugby. Mais il y a des matchs où ça arrive. En tout cas, dans l’engagement et dans la confiance en nous, on a envie d’être bien meilleurs. »
Enfin, Maxime Lucu a souligné que l’UBB a beaucoup mûri grâce à ses expériences douloureuses lors des phases finales. « On est passés par des phases finales complètement différentes d’année en année. On a connu énormément d’échecs au départ parce que ça avait été tout nouveau dans ces matchs-là, tout nouveau dans la connaissance du groupe et dans la façon d’appréhender ces rendez-vous. Je crois que cette finale de Marseille (59-3), où il y a eu une énorme humiliation, nous a énormément apporté dans tout ce qu’il fallait changer pour essayer d’arriver plus prêts et beaucoup plus sûrs de nous. »
« On a avancé avec ça. Les phases finales de Coupe d’Europe aussi nous ont servies, comme l’échec en quart de finale contre les Harlequins à la maison (41-42). On sait l’humilité qu’il faut garder quand on arrive en phase finale. On a construit un groupe de leaders. Ce n’est pas qu’un seul joueur qui est responsable mais beaucoup de mecs. On a une confiance entre nous qui est forte grâce aussi aux échecs que l’on a vécus. »
Malgré la déception dans le championnat, l’UBB aborde désormais son rendez-vous européen avec détermination et une volonté claire de progresser.







