La tension est retombée à Bordeaux. Après deux jours d’attente et de polémique, Maxime Lucu ne sera finalement pas cité à la suite de son contact tête contre tête avec Alfie Barbeary lors de la demi-finale de Champions Cup face à Bath.
Une décision qui libère Lucu et l’UBB
Le doute planait depuis dimanche soir, mais il n’y a désormais plus aucune inquiétude. Le délai réglementaire étant dépassé, l’EPCR a confirmé auprès d’Actu Rugby que « Maxime Lucu n’a pas été cité ». Le demi de mêlée de l’Union Bordeaux-Bègles est donc libre de postuler pour la finale contre le Leinster, qui se jouera à Bilbao. Un énorme soulagement pour le joueur, mais aussi pour tout un club.
Une polémique venue d’Angleterre
Cette affaire avait pourtant pris une ampleur importante outre-Manche. Dès la fin du match remporté par l’UBB (38-26), plusieurs consultants anglais avaient dénoncé une décision arbitrale contestable. Austin Healey n’avait pas hésité à lâcher : « Bath s’est fait voler ». Andy Goode et Lawrence Dallaglio avaient également pointé du doigt l’action impliquant Lucu, estimant qu’elle aurait mérité une sanction sévère. Au cœur des critiques, un contact tête contre tête non revu par l’arbitrage vidéo.
Le débat sur les images relancé
Ce qui a surtout fait bondir les observateurs, c’est l’absence de ralentis proposés au corps arbitral. Brian O’Driscoll s’était montré très critique : « Le manque de ralenti est grotesque ». Andy Goode avait même diffusé des images prouvant que l’action avait bien été filmée. De quoi alimenter les soupçons et raviver le débat sur le rôle de la réalisation dans les décisions arbitrales.
48 heures sous pression
Pendant deux jours, Maxime Lucu a vécu dans l’incertitude. Bath disposait d’un délai pour signaler l’incident, puis le commissaire à la citation pouvait décider d’engager une procédure. Finalement, aucune suite n’a été donnée. Le dossier est clos.
Un joueur clé pour la finale
Cette décision est capitale pour l’UBB. À 33 ans, Maxime Lucu est un élément central du système girondin. Brillant face à Bath, il avait une fois de plus pesé sur le jeu. Avec cette épine en moins, Bordeaux peut désormais se tourner pleinement vers sa finale européenne, avec son maître à jouer… bien présent.







