Face à un RC Toulon dépassé (27-51), les joueurs d’Ugo Mola ont redressé la barre en cette fin de saison, se rapprochant à grands pas d’une qualification directe pour les demi-finales.
Dans le camp toulousain, toutefois, la fête est de courte durée.
### Un leader qui devait répondre
Le contexte était délicat. Malgré leur statut de triple champion de France et leur domination au classement depuis plusieurs semaines, les Toulousains traversaient une période moins maîtrisée. L’élimination en Champions Cup face à Bordeaux, suivie d’une défaite à domicile contre Clermont, avaient semé un léger doute au sein d’un groupe habitué à imposer son rythme. Le déplacement à Marseille représentait donc un test crucial. La réponse a été sans appel.
### Une démonstration maîtrisée
Avec six essais inscrits, une domination constante et une charnière retrouvée, Toulouse a livré une prestation complète. Antoine Dupont et Romain Ntamack ont parfaitement piloté le jeu, redonnant fluidité et justesse à une équipe qui en manquait dernièrement. Le score final, lourd, traduit clairement l’écart entre les deux formations.
### Mola coupe court à toute satisfaction
À peine le coup de sifflet final retenti, Ugo Mola a pris la parole sur la pelouse, adressant un message très clair à ses joueurs :
« Bravo, les gars. Maintenant, on ne pense plus qu’à une chose : arrêter d’être tièdes. On arrête d’être tièdes. Avant, pendant, après, on arrête d’être tièdes, et ce soir vous ne l’étiez pas. »
Cette intervention directe, presque brutale, rappelle que le travail est loin d’être achevé.
### Une exigence assumée jusqu’au bout
Malgré cette démonstration, Toulouse n’a encore rien validé mathématiquement. Un seul succès supplémentaire suffira à sécuriser définitivement leur place dans le dernier carré, mais Ugo Mola refuse toute forme de gestion ou relâchement.
« Il faut qu’on se donne les moyens de gagner encore un match pour revenir ici (en demi-finales, les 19 et 20 juin 2026, N.D.L.R.). Un match, et c’est très important. »
Puis il enfonce le clou, sans détour :
« Mais les mecs, il ne faut plus jamais être tièdes. On peut être nuls au rugby, mais pas tièdes. »
Voilà qui est dit.







