Ce dimanche soir, Nolann Le Garrec fera son retour au Racing 92, cette fois sous les couleurs du Stade Rochelais. Un rendez-vous chargé d’émotion pour celui qui s’est révélé en région parisienne avant de devenir l’un des piliers de La Rochelle dans la course aux phases finales.
Au-delà du choc entre les deux clubs, une voix résonne avec amertume : celle d’Éric Blanc. Ancien joueur du Racing 92, le consultant ne cache pas sa frustration de voir Le Garrec briller ailleurs. « Il y a La Rochelle avec Le Garrec et La Rochelle sans Le Garrec. Ce n’est pas la même équipe. C’est le stratège. Il revient à son meilleur niveau. Avec lui, tout est possible. Il va vite revenir dans les petits papiers du XV de France », confie-t-il au Parisien.
Pour Blanc, le départ du demi de mêlée international est vécu comme une véritable erreur. « Son départ, c’est une énorme erreur », insiste-t-il, soulignant tout à la fois la déception et le potentiel exceptionnel d’un joueur formé au Racing. Selon lui, Le Garrec avait seulement demandé « de connaître le recrutement pour mesurer l’ambition du club et peut-être une légère augmentation de salaire ». Mais face aux hésitations franciliennes, « les Rochelais se sont engouffrés. Et ils ont gagné ».
« Pour eux, c’est l’EuroMillions », poursuit le consultant, ajoutant que « le Racing, lui, a perdu le joyau de la couronne car Nolann Le Garrec, c’est aujourd’hui le petit Mozart de La Rochelle ».
Après une saison perturbée par blessures et suspensions, le maître à jouer rochelais semble enfin retrouver son meilleur niveau. Ses deux dernières performances parlent d’elles-mêmes : 51 points inscrits face à Bordeaux puis Perpignan, avec quatre essais et une influence majeure sur le jeu de La Rochelle.
Grégory Alldritt résume parfaitement son impact : « Il a tout techniquement, et il veut tout faire tout le temps ! Ronan O’Gara tente de canaliser son talent mais il ne faut pas trop non plus, car il peut débloquer une situation à n’importe quel moment. »
En attendant ce duel dimanche soir, Nolann Le Garrec s’affirme comme une pièce maîtresse, à la fois redoutée et admirée par son ancien club.







