Le Stade Toulousain semble avoir retrouvé son meilleur visage au moment crucial de la saison. Après plusieurs semaines difficiles, marquées par une élimination en Champions Cup face à Bordeaux-Bègles et une défaite à domicile contre Clermont, les Rouge et Noir ont frappé fort samedi dernier, s’imposant largement contre Toulon au Stade Vélodrome (27-51).
En interne, le groupe toulousain était pourtant conscient que quelque chose n’allait plus. Matthis Lebel l’a admis cette semaine.
« On a dormi sur quelques matchs »
À l’approche du déplacement à La Rochelle, l’ailier toulousain est revenu sur les échanges animant le vestiaire ces dernières semaines. Malgré leur statut de leader du Top 14, les Toulousains ont senti le danger se rapprocher : « On est conscient que l’objectif est de finir le plus haut possible au classement, de se qualifier ». Mais il ajoute, lucide : « On a dormi sur quelques matchs quand même. On a eu des piqûres de rappel qui nous mettaient en alerte malgré tout. » L’élimination européenne contre l’UBB et la défaite contre Clermont ont clairement secoué le champion de France.
« Le joli maillot ne suffit pas »
Pour Matthis Lebel, il a fallu remettre certaines choses à plat après cette période délicate. Le discours a été franc et direct entre les joueurs. « Se dire les choses, se regarder, que tout le monde se parle et prenne ses responsabilités. Se regarder un peu dans la glace et se dire que peut-être que de mettre le joli maillot au Stadium, ça ne suffit pas. Et que toutes les équipes travaillent. » Ce message fort montre que Toulouse refuse de vivre sur son passé ou son statut.
Toulon a payé cher
Cette réaction toulousaine, Toulon l’a subie de plein fouet au Vélodrome, encaissant plus de cinquante points. Mais Matthis Lebel insiste aussi sur le fait que le rugby français se resserre beaucoup. « On se rend compte que l’avance qu’on aurait pu avoir à un certain moment, que ce soit sur le plan rugbystique, sur l’état d’esprit… Petit à petit, si nous, on ne met pas en application certaines choses, les autres équipes travaillent et nous rattrapent. »
Avant de conclure avec détermination : « Il fallait pouvoir se le dire et repartir de l’avant. »
Le message semble bien passé du côté de Toulouse. Reste désormais à confirmer cela jeudi sur la pelouse de La Rochelle, avant les phases finales.







