Le manager du Stade Rochelais, Ronan O’Gara, est revenu pour Midi Olympique sur la large victoire bonifiée de son équipe contre Toulouse (38-10), dimanche soir. Cette performance relance clairement les chances du club en Top 14.
Toutefois, O’Gara ne cache pas sa frustration face au début de match raté de ses joueurs. « Les quinze premières minutes sont catastrophiques : on manque de maîtrise, on ne pose pas notre jeu. On avait prévu de commencer un peu différemment, mais on n’était pas capables de lancer la balle. Difficile d’imposer notre jeu. Mais ce que mes joueurs ont fait ensuite, c’est très intéressant. C’est la version du Stade rochelais qui me plaît. Est-ce qu’on est capables de répéter ça ? On va voir. »
Le manager souligne aussi l’importance de ce succès avec le bonus offensif. « C’est un peu cette équipe et ce qu’elle représente. On n’a jamais perdu la fierté de jouer pour cette ville, on n’a jamais baissé les bras. On a vraiment vécu une période difficile cette saison et c’est exceptionnel ce que mes joueurs ont décidé de faire entre eux. Parce qu’il y a toujours beaucoup de blessures. Mais le mec qui joue, joue bien. Et ça, c’est hyper important. Mais autant c’était un match important pour nous, autant ça ne l’était pas pour Toulouse. »
« On a besoin d’apprécier ça. La phase finale, c’est quand Toulouse devient intéressant. Nous, on est complètement à l’opposé de ça. On avait besoin d’être performants, on a fait le boulot ce soir. J’ai beaucoup de respect pour les joueurs d’avoir la capacité, sous pression, de mettre 38 points et d’en donner juste 10. Mais lundi matin, place à une projection complètement différente pour les deux matchs qui restent. »
Malgré ce succès revitalisant, O’Gara refuse de parler pour l’instant de phase finale : « Je ne peux pas parler de phase finale. C’est une autre discussion. Mais ce qui est différent, je pense, avec ce groupe, c’est qu’on est capables de faire quelque chose en phase finale. Je pense qu’il y a d’autres équipes dans les six qui ne sont pas capables de gagner. »
Par ailleurs, il balaie d’un revers de main l’idée que le top 8 soit une priorité. « Il n’y a pas la moindre discussion dans le centre d’entraînement liée au top 8. Pour Vincent Merling (le président, NDLR) et Pierre Venayre (le directeur général), oui. Mais ça n’a jamais été un sujet pour moi. Peut-être que je perds la tête, mais… ce n’est pas intéressant, le top 8. »
Il conclut sur une note positive, soulignant l’importance de ce succès pour l’avenir du club : « Le plus important, c’est qu’on peut se réveiller sans avoir vécu un cauchemar, scénario prévisible quand tu joues Toulouse. Maintenant, on a une préparation pour faire le job à Montauban. Avec le bonus – ce n’était pas prévu de gagner avec le bonus –, je pense qu’on contrôle notre destin. C’est super important. Avant et après Montauban, j’espère qu’on va savoir ce qu’on doit faire pour être dans les six. C’est tellement excitant, on a pour la première fois un chemin clair devant nous. Les joueurs doivent être félicités. C’est top, quand on joue comme ça devant notre public. »







