À la veille de la finale de la Champions Cup, l’Union Bordeaux-Bègles (UBB) s’apprête à défier le Leinster Rugby à Bilbao. Dans une interview exclusive accordée au Figaro, le manager bordelais Yannick Bru a dévoilé les enjeux de ce rendez-vous majeur, ainsi que sa vision claire et ambitieuse pour son équipe.
Pour Bru, cette finale n’est pas une fin en soi, mais une étape dans la construction d’une performance durable. « Notre souhait depuis le début, avec les joueurs, le staff et Laurent Marti, c’est d’inscrire l’UBB dans une performance durable », confie-t-il. « On est encore au tout début, aux prémices de cette performance durable. On est en progression. On est encore présents en finale, ce qui montre que les joueurs et l’ensemble du club ont fourni de gros efforts pour rester sur le devant de la scène. On a affronté Toulouse, champion de France, puis Bath, champion d’Angleterre. On est sur le chemin qu’on espérait. »
Malgré ce parcours prometteur, Bru refuse toute forme de complaisance. « Comme on dit chez moi, dans le Gers : on paie les musiciens à la fin du bal. Ce qui compte, c’est de gagner les finales. »
Déjà titrée récemment en Europe, l’UBB vise aujourd’hui à confirmer son statut. « Défendre un titre, c’est avoir l’opportunité d’en conquérir un deuxième. On est un groupe jeune, ambitieux, parfois un peu insolent aussi. Mais cette ambition s’accompagne d’humilité. On n’a pas beaucoup de temps à perdre vu le potentiel, les infrastructures et les moyens. On veut maximiser ce qu’on construit ensemble et les souvenirs qu’on peut créer. »
Pour prendre le dessus sur le Leinster, Bru mise tout sur la constance et l’intensité. « La clé, ce sera d’avoir l’énergie individuelle et collective pour tenir 80 minutes d’intensité. Comme eux, on aura des moments compliqués. Il faudra être solides mentalement, résister aux cycles contraires. Le niveau d’effort sans ballon. Dans les contacts et au sol, c’est là que se décide souvent le vainqueur. »
Il conclut sur une note déterminée, conscient que rien n’est acquis d’avance. « On n’est pas venus pour perdre une nouvelle fois. Mais pour gagner ce type de match, il faut accepter que tout peut arriver. »







