À quatre jours de la finale de la Coupe des Champions contre le Leinster, l’Union Bordeaux-Bègles aborde ce rendez-vous majeur avec une confiance mesurée. L’ouvreur girondin Matthieu Jalibert, figure emblématique du club, se montre serein et déterminé à relever ce défi continental, samedi à Bilbao.
L’ambiance au sein du vestiaire reste posée malgré l’effervescence palpable autour de cet événement. « Je ne ressens pas d’euphorie, le groupe est calme, même s’il y a de l’excitation à l’approche du match. Il y a beaucoup de fierté de se retrouver à nouveau en finale. Nous avons cravaché, enchaîné les matches pendant l’hiver pour faire un bon parcours jusqu’à la finale. C’est le travail de tout un groupe, on veut jouer ce genre d’événement. Il y a de la fierté et du bonheur. Quoi qu’il arrive, il faut profiter, on n’est jamais sûr d’y revenir », confie Jalibert au micro de L’Équipe.
Plus qu’un simple trophée, cette finale offre à l’UBB une occasion rare de confirmer son statut dans le rugby européen, en décrochant un doublé historique. « Maintenant, on cherche une deuxième étoile. L’objectif est de gagner et d’inscrire un nouveau titre dans l’histoire de ce club. La première étoile, c’était exceptionnel. Mais le « back-to-back », c’est encore plus fort, peu de clubs l’ont réussi. On est sur notre chemin », ajoute l’ouvreur international.
Le Leinster, adversaire redoutable habitué à ce haut niveau de compétition, représente un défi de taille. Jalibert en est conscient et souligne la nécessité de faire preuve d’une intensité maximale : « Une finale, c’est du 50/50. Il y a aussi l’option de perdre, mais on veut marquer l’histoire. Il faut jouer à 100 %, sans se poser de question. Le Leinster, ça fait un moment qu’on a analysé leur jeu. Leurs points forts ? Ils en ont beaucoup : leur défense, les zones de ruck, leur intensité dans les tâches obscures, leur conquête, leurs joueurs talentueux, leur réussite sur les duels aériens. Tout ça peut nous mettre en difficulté si nous ne sommes pas à 100 %. Mais notre jeu aussi peut les mettre à mal. Même si en Top 14 on s’est fait peur sur les deux derniers matches, on sait monter le curseur. On est prêts. »
Samedi à Bilbao, l’Union Bordeaux-Bègles défiera donc le Leinster dans un duel où la technique et l’engagement physique seront décisifs. Portés par l’envie d’écrire une nouvelle page de leur histoire, les Girondins semblent plus que jamais prêts à franchir la dernière marche et à atteindre les sommets du rugby européen.







