Ces derniers jours, une rumeur a secoué le monde du rugby européen : les franchises sud-africaines pourraient quitter la Champions Cup. Une information qui a rapidement enflammé les réseaux sociaux et suscité de nombreuses interrogations sur l’avenir des compétitions européennes.
Pour Philippe Spanghero, ancien joueur et consultant, cette hypothèse ne tient pas la route. Interrogé par Sud Radio, il confie : « Je n’ai jamais trop cru à cette information » et ajoute, « J’ai été très surpris quand j’ai lu cette information ». Selon lui, le modèle économique en place avec les franchises sud-africaines est bien plus complexe.
Philippe Spanghero rappelle un fait essentiel : les franchises sud-africaines ne sont pas directement liées à l’EPCR, organisateur des compétitions européennes. « Les Sud-Africains ont décidé de rejoindre l’URC pour leur modèle économique. Les franchises sud-africaines sont devenues actionnaires de cette organisation qu’est l’URC. L’URC est en lien direct avec l’EPCR », explique-t-il.
Pour lui, exclure les clubs sud-africains de la Champions Cup risquerait de rompre cet équilibre fragile. « En fonction de votre classement dans l’URC, vous jouez la Champions Cup ou la Challenge Cup. » Retirer les franchises sud-africaines « revient à fausser totalement la règle de l’URC envers l’EPCR et à déséquilibrer tout le modèle », prévient-il.
Derrière cette rumeur, un conflit réel éclate en Afrique du Sud. Philippe Spanghero attribue la fuite à la fédération sud-africaine (SARU). « La fuite de cette information vient de la SARU. » La fédération « souhaite préserver ses joueurs internationaux et ne voit pas grand intérêt à cette Champions Cup », précise-t-il.
En revanche, les dirigeants des franchises sud-africaines s’opposent fermement à cette idée de retrait. « Les hommes forts des franchises, les patrons et les mécènes sont complètement opposés à cela. Une réunion doit avoir lieu dans les prochaines semaines entre les représentants des franchises et la SARU », indique Spanghero.
Le différend reste donc entier. « Je ne pense pas que ça ira au bras de fer du côté sud-africain mais il y a un écart de vision important entre la Fédération et les franchises », conclut-il.
Le dossier, en tout cas, promet encore de faire parler dans les mois à venir.







