L’Aviron Bayonnais continue de sombrer. Samedi, les Basques ont enchaîné une cinquième défaite consécutive en Top 14 en s’inclinant sur le terrain du Stade Français (38-21). Ce revers illustre une saison de plus en plus difficile, marquée par des performances en net recul.
Face aux Parisiens, les Bayonnais ont de nouveau exposé leurs nombreuses faiblesses. Dominés en mêlée, en touche et dans les contacts, ils ont longtemps subi la pression adverse. La défaite aurait pu être plus lourde sans plusieurs maladresses des Franciliens en première période. Mais le mal est fait : avec 224 points encaissés lors de cette série noire, le club du Pays basque s’enlise.
L’indiscipline est un autre facteur qui pèse lourdement sur les résultats. À Jean-Bouin, Bayonne a été sanctionné par trois cartons jaunes, portant son total à 27 cartons jaunes et 2 rouges cette saison. Un bilan préoccupant qui illustre les lacunes récurrentes de l’équipe.
Après la rencontre, Baptiste Héguy, le troisième ligne, s’est montré lucide et réaliste : « La 15e défaite de la saison, c’est anecdotique maintenant. Il y a eu tellement de mauvais moments. Là, on n’a pas su marquer, on a manqué d’efficacité en conquête, notamment en touche alors qu’on avait des opportunités, mais on ne les concrétise pas… » Il a aussi pointé du doigt les erreurs fréquentes de son équipe : « Ces ballons coûtent cher, on prend des essais casquettes, on manque d’attention. On a subi la chaleur mais comme l’autre équipe, qui a profité de notre mauvais replacement. »
Malgré ce constat sévère, les Bayonnais tentent de garder la cohésion. « On a un groupe de bons leaders qui essaient de nous mettre dans le droit chemin, il faut essayer de bien terminer pour ceux qui vont quitter le club », souligne Baptiste Héguy.
De son côté, l’entraîneur Gerard Fraser fait preuve de franchise dans L’Équipe : « La conquête, la défense et la discipline sont trois facteurs clés pour être bon au rugby. Ce sont aussi trois secteurs que nous devons absolument changer. On en a discuté, on bosse pour s’améliorer là-dessus, mais jusqu’à aujourd’hui, le samedi en match, on n’a pas réussi à changer les choses avec de la régularité. On a des périodes durant lesquelles on arrive à régler un ou deux détails, mais pour devenir une équipe difficile à battre, ces trois choses-là sont essentielles. Sur notre fin de saison, il n’y a plus grand-chose à aller chercher, si ce n’est la fierté. Comme je le disais il y a quelques semaines, on bosse pour que notre point de départ pour la saison prochaine ne soit pas tout au fond. On veut déjà avoir une base sur laquelle construire à partir de ce qu’on fait sur cette fin de saison. »
Il reste désormais un dernier match à disputer contre Perpignan à Jean-Dauger. Un ultime rendez-vous pour tenter de retrouver un peu de fierté avant une intersaison qui s’annonce chargée. Défense, conquête et discipline : autant de points cruciaux que l’Aviron Bayonnais devra impérativement corriger pour ne pas revivre une fin de saison aussi douloureuse.







