Samedi, le stade Aimé-Giral rendra hommage aux joueurs quittant l’USAP à la fin de la saison. Parmi eux, Max Hicks, troisième ligne néo-zélandais, occupera une place à part.
Arrivé en Catalogne il y a moins de deux ans, Hicks s’est rapidement imposé comme un pilier du club, tant sur le terrain qu’auprès de ses coéquipiers et supporters. Pourtant, malgré son attachement profond à Perpignan et son désir de poursuivre l’aventure, son histoire avec les Sang et Or s’arrêtera cet été.
« J’ai vraiment voulu rester, mais ce n’était pas possible. C’était une situation compliquée », confie-t-il à L’Indépendant, exprimant ainsi sa déception à quelques jours de ses adieux au public catalan.
Au-delà de sa performance sportive, le Néo-Zélandais s’est fortement investi dans son environnement. « J’ai adoré mon passage ici, je suis vraiment triste de partir », avoue-t-il, soulignant l’émotion qui l’accompagne.
Perpignan restera une expérience unique dans sa carrière. Habitué à évoluer dans divers championnats – Fidji, Nouvelle-Zélande, Australie, Japon –, Hicks affirme : « J’ai joué dans le monde entier… et nulle part ailleurs je n’ai vécu ce que j’ai vécu ici. C’est vraiment spécial et je ne l’oublierai jamais. » L’ambiance catalane, si particulière, le fascine autant qu’elle le marque : « Je peux parler pendant dix minutes de tout ce que j’aime à propos de Perpignan. »
Son avenir se dessinera en Angleterre, du côté de Newcastle, mais pour l’instant, toute son énergie est dédiée à l’USAP. « C’est le plus important pour moi. Pour quelqu’un qui part, c’est primordial de laisser le club là où je l’ai trouvé. » Il promet d’ailleurs : « Je ferai tout ce que je peux, en tant que joueur, pour qu’on gagne cet access-match. » Et ajoute sans détour : « J’ai une nouvelle équipe pour la saison prochaine, mais je lui accorderai mon attention plus tard. Je suis à 100 % avec l’USAP. »
Cette saison, avec plus de 1 100 minutes jouées, Hicks est le troisième joueur le plus utilisé du groupe, un homme-clé du dispositif catalan. Au moment de faire ses adieux, ce n’est ni la joie d’un nouveau défi, ni le soulagement qui prédominent, mais le regret de devoir quitter une aventure qu’il aurait aimé prolonger sous les couleurs sang et or.







