Le dossier du salary cap agite le rugby français. Alors que le Stade Toulousain a récemment demandé l’abrogation de certaines dispositions du règlement, évoquant même un possible recours devant le Conseil d’État, Yann Roubert, président de la Ligue Nationale de Rugby (LNR), a réaffirmé avec fermeté l’importance de ce dispositif.
Si Yann Roubert se dit favorable au dialogue, il rappelle que le salary cap est « un pilier du rugby professionnel français » et que ses règles doivent être scrupuleusement respectées par tous les clubs.
Pour lui, le salary cap n’est pas une contrainte imposée, mais « une règle qui est choisie par les clubs, pour les clubs. C’est bien sûr un élément incontournable du succès du Top 14 ». Le président de la LNR insiste sur le large soutien que bénéficie ce mécanisme : « Il est l’expression d’un choix collectif très largement majoritaire, auquel toutes les parties prenantes, évidemment tous les clubs, sont associées. »
Au-delà du consensus, ce système vise à préserver l’équilibre économique du championnat. « Il est là pour favoriser une meilleure répartition de la valeur au bénéfice du plus grand nombre. C’est pour ça que ce salary cap, il est essentiel, même s’il est parfois contraignant. Il est évidemment essentiel en tant que tel, et il est essentiel que chacun respecte ce cadre commun, puisque c’est une condition pour que chaque club, ses supporters, aient tous les mêmes chances de viser le titre. »
Interrogé sur les demandes du Stade Toulousain et de son président Didier Lacroix, Yann Roubert admet comprendre que des débats puissent avoir lieu : « Je comprends que le débat puisse avoir lieu et que chacun puisse avoir son avis, et c’est parfaitement respectable. »
Cependant, il trace une ligne claire entre proposer une évolution du règlement et en demander l’abrogation. « La demande d’abrogation est différente de propositions. Évidemment qu’on a toujours été ouverts au dialogue et que le salary cap est un dispositif vivant. » Selon lui, supprimer certaines dispositions mettrait en péril l’ensemble du système : « S’il s’agissait de demander de sortir du règlement un certain nombre de dispositions, cela l’aurait rendu inopérant. »
Cette demande d’abrogation a d’ailleurs été largement rejetée : « L’ensemble des clubs et des membres du comité directeur se sont exprimés contre la demande d’abrogation dans la mesure où le règlement, même s’il reste toujours perfectible et qu’on restera ouvert au dialogue, a été revu, renforcé avec les débats de l’automne et plébiscité par une très large majorité. »
Sur le risque d’un recours au Conseil d’État engagé par Didier Lacroix, Yann Roubert mise plutôt sur une résolution par le dialogue. « Je suis convaincu que Didier Lacroix et le Stade Toulousain, d’une manière générale, sont pour le salary cap. Je ne pense pas qu’il ait envie d’aller au Conseil d’État. C’est ce qu’il m’a dit. Donc j’espère qu’il n’ira pas, parce que je préfère toujours le dialogue. »
Mais il avertit clairement : « Si c’était le cas, on défendrait nos règlements, parce qu’on ne lutte évidemment jamais contre un club. On lutte pour nos règlements et contre la tricherie. » Et de préciser : « L’objectif, c’est de défendre les clubs. Il ne s’agit surtout pas de s’en prendre à un club et encore moins au Stade Toulousain, qui est une formidable locomotive pour le rugby français avec le palmarès, la notoriété et l’exemplarité qu’on connaît à bien des égards. »
Le président de la LNR conclut sur un avertissement fort : « Si un membre du bureau décidait d’attaquer la Ligue au Conseil d’État, oui, bien sûr, et on en parle très sereinement avec tous les membres, il ne pourrait pas rester au bureau. »
Enfin, face aux accusations d’un traitement de faveur à l’égard du Stade Toulousain, Yann Roubert est catégorique : « Non, je réfute l’idée. » Il rappelle que les procédures sont conduites par une commission indépendante et que la Ligue « soutient l’ensemble des clubs, absolument sans exception. Par contre, elle lutte contre tout manquement au règlement. C’est bien de garantir à la fois l’équité et l’intégrité du championnat. »
À quelques semaines de la décision attendue de la commission spécialisée sur le salary cap, Yann Roubert confirme que la LNR ne compte pas fléchir sa position sur ce dossier sensible.








Mais quel Pinocchio ce ROUBERT !!! A chaque phrase il accentue ses mensonges !!! Et pourquoi n’y aurait il pas un Salary Cap pour le Président qui se sert aisément sur les intérêt des clubs. ?