Alors que le Top 14 est secoué par le débat sur les JIFF, notamment au Racing 92, Clermont avance avec confiance sur ce dossier devenu crucial.
L’ASM a atteint son objectif fixé en début de saison concernant la présence de joueurs issus des filières de formation françaises. Avec une moyenne de 17,54 JIFF avant la dernière journée, le club auvergnat dépasse largement la barre minimale de 17, validée par la direction et le staff sportif.
### Une récompense sportive… et financière
Cette réussite dépasse le simple cadre administratif. Comme l’explique le directeur général Benoît Vaz dans *La Montagne* :
« Nous avions retenu une base minimale de 17 JIFF. Christophe Urios avait donc validé le fait que nous tiendrions cette barre, et c’est ce qui a été fait. C’est important, car cela a une vertu financière : au-delà de 17 JIFF, vous bénéficiez d’un bonus. »
L’ASM va ainsi percevoir une prime de 220 000 euros versée par la Ligue Nationale de Rugby, une manne financière non négligeable.
Une avancée notable par rapport à la saison passée, lorsque Christophe Urios déplorait de ne pas avoir atteint les objectifs.
« On est à 16,63, il nous manque huit JIFF. Ça me gêne. Je pensais vraiment tenir. L’objectif n’est pas totalement rempli. »
### Les jeunes Clermontois prennent de plus en plus de place
Cette progression s’explique par l’intégration accrue des jeunes formés au club. Pas moins de treize éléments issus de l’Académie clermontoise ont figuré sur une feuille de match cette saison, la majorité disposant du statut JIFF. Preuve que les efforts en formation portent leurs fruits.
Pour l’ASM, cette dynamique est un investissement stratégique sur l’avenir.
### Clermont veut aller encore plus loin
Le club ne compte pas s’arrêter là. L’objectif d’une moyenne supérieure à 17 JIFF est déjà maintenu pour la saison prochaine, avec des indicateurs au vert.
Entre la montée en puissance des talents formés au centre de formation et un recrutement ciblé pour optimiser le quota JIFF, Clermont ambitionne même d’aller plus loin. Benoît Vaz précise :
« Le plus difficile était peut-être de tenir la moyenne cette année. Compte tenu de la maturité des jeunes qui sont en train d’éclore, cela devrait être moins compliqué la saison prochaine. Mais nous voulons continuer à accélérer. »
L’ASM sait qu’une moyenne supérieure à 18 JIFF ouvrirait droit à une enveloppe financière encore plus conséquente.
Au-delà de l’aspect économique, Clermont confirme surtout son virage vers un modèle axé sur la formation et la promotion des jeunes joueurs, un choix qui pourrait rapidement devenir un véritable avantage sportif.







