Jamie Cudmore brise le silence après une fausse rumeur ciblant sa famille
L’ancien deuxième ligne emblématique de Clermont, Jamie Cudmore, a décidé de réagir publiquement après avoir été victime d’une fausse information largement relayée sur les réseaux sociaux. Cette rumeur mensongère, diffusée par une page Facebook baptisée « Clermont Zone », affirmait que l’ancien international canadien n’était pas le père biologique de ses enfants.
Rapidement devenue virale, cette fake news a dépassé le simple cadre de la désinformation sportive pour toucher de plein fouet la vie privée de Jamie Cudmore et de ses proches. Après un premier temps pris avec recul, l’ex-joueur de l’ASM Clermont a vu la situation dégénérer, alors que son épouse et ses enfants ont été directement atteints par cette accusation infondée.
« C’est une amie de la famille qui nous l’a signalée pendant le week-end. Mon épouse l’a lue et elle est immédiatement entrée dans une colère noire. Parce que, bien évidemment, ce n’est pas du tout la vérité. Nous avons trouvé cela très bizarre. Pourquoi cela sort comme ça, maintenant ? Il y a eu de la colère et beaucoup d’incompréhension. Pourquoi des personnes publient-elles de telles conneries ? A priori, cela ne nous arrive pas qu’à nous. Il y a eu Vern Cotter, Christophe Urios, Fulgence Ouedraogo… Je ne vois pas l’intérêt de faire ça », confie Jamie Cudmore dans les colonnes de La Montagne.
L’ancien joueur a d’abord tenté de prendre la situation avec humour : « Dans un premier temps, j’ai rigolé. C’est tellement ridicule de voir quelque chose comme ça sur internet… Au début, mes enfants Maelle et Greyson aussi ont ri : “Bien sûr que tu es notre papa !” Mais étant donné que cela a particulièrement touché l’intégrité de ma femme — c’est elle qui était visée — cela a vite laissé place à la colère. »
Il décrit l’impact émotionnel sur sa famille : « Mes enfants ont été touchés. Ils n’arrivaient pas à croire que quelqu’un puisse publier de telles choses. À cet âge-là, on ne comprend pas tout. Cela a blessé ma femme et mes enfants. Et on ne peut pas laisser passer de telles choses. Ma fille a reçu des messages alors qu’elle était au Canada. C’est fou d’en arriver là. »
Face à l’ampleur prise par cette infox, Jamie Cudmore annonce qu’il va porter plainte : « Nous allons porter plainte et faire le nécessaire pour que cela ne se reproduise plus. Nous avons également contacté notre avocat, Jean-Hubert Portejoie, à Clermont-Ferrand. »
L’ex-joueur dénonce aussi la facilité avec laquelle de fausses informations se propagent sur internet : « On ne peut pas discuter avec ce genre de personnes. Il y a des idiots partout. Mais nous sommes solides. Si quelqu’un croit la première chose qu’il voit sur internet sans faire un minimum de recherches, c’est quand même grave. Il ne faut pas croire tout ce que l’on voit en ligne. Malheureusement, c’est le monde dans lequel on vit. Chaque idiot avec un clavier peut écrire ce qu’il veut et le publier. Que ce soit vrai ou non. C’est frustrant et c’est dommage, car cela touche nos femmes et nos enfants. »
Pour mettre un terme à ce fléau, il demande la suppression immédiate de la publication et des sanctions contre ses auteurs : « Que ce genre de publication soit supprimé, tout simplement. Et que les auteurs soient sanctionnés. Sinon, cela continuera encore et encore. Ce n’est pas possible. Nous avons le droit de nous défendre. Mais il est compliqué de retrouver les adresses IP et de savoir où ces personnes sont basées. »
Cette affaire illustre une nouvelle fois la montée des fake news dans le monde du rugby, amplifiées par l’usage de l’intelligence artificielle pour créer des contenus fallacieux, et souligne l’urgence de renforcer la responsabilité des auteurs de ces intoxications numériques.







