Le Stade Rochelais a vécu une soirée cauchemardesque ce dimanche à Jean-Bouin. Compris dans un match à sens unique, les Maritimes ont été largement dominés par le Stade Français, s’inclinant lourdement 40-5 et voyant leur saison brusquement stoppée en barrage.
Dans ce contexte difficile, rares sont les joueurs rochelais qui ont su tirer leur épingle du jeu. Mais un homme est parvenu à refuser de sombrer avec le reste de son équipe : Grégory Alldritt.
Dès les premières minutes, le troisième ligne international français a pris ses responsabilités, tentant de montrer la voie à ses partenaires. Face à la domination parisienne, il est resté incessamment en mouvement, avançant ballon en main et répondant physiquement aux assauts des Soldats Roses. Dans les zones de combat et les collisions, il fut l’un des rares Rochelais à rivaliser avec l’intensité adverse.
Cette prestation confirme également le retour en forme du capitaine, ancien héros du XV de France. Après une saison marquée par des passages à vide et une absence remarquée lors du dernier Tournoi des Six Nations, le numéro 8 semble avoir retrouvé toutes ses sensations. Sa puissance, sa capacité de franchissement et son activité défensive ont retrouvé leur éclat ces dernières semaines.
Alors que le Stade Rochelais reculait sur tous les plans, Alldritt est resté seul à faire front, ne baissant jamais les bras malgré l’écart grandissant au tableau d’affichage. Même lorsque la qualification semblait hors de portée, il n’a cessé de répondre aux assauts parisiens.
La sortie de l’ancien capitaine à la 69e minute, décidée par Ronan O’Gara, a donné lieu à une scène rare : le public de Jean-Bouin, pourtant acquis au Stade Français, a applaudi Grégory Alldritt. Ce geste de respect illustre parfaitement la reconnaissance envers un joueur qui, malgré la déroute de son équipe, a incarné jusqu’au bout les valeurs de combat et d’engagement.
Une reconnaissance méritée pour ce qui fut sans doute la seule lumière dans une soirée noire pour les Maritimes.







